Indigènes de mon quartier.
En observant les gens de mon quartier, une chanson me vient systématiquement à l'esprit : "Mon beauf" de Renaud.
Les gars se baladent en marcel avec leurs sandales. Ils ont l'air débraillés, se dirigent vers les bains publics ou en sortent avec une serviette sous le coude et un magazine de tiercé. On les retrouve au parc où ils s'attroupent avec d'autres beaufs et matent les résultats des courses du cyclodrome. Parfois, on les entend gueuler sur bobonne à la maison. Ca frise la violence domestique. Pour une fois qu'il y a un endroit où ils se sentent les maîtres, ils doivent en profiter.
Ils ont beau aller aux bains, parfois il y a des relents de sueur difficilement supportables, mais bon, un japonais qui pue, c'est toujours moins grave que si c'était un étranger...
Une autre version de beauf traine en chemise hawaïenne. Sa dégaine est lascive. S'il n'avait pas ses potes dans la voiture noire, je n'aurais pas compris qu'il s'agissait d'un yakuza.
Avec leur grosse berline lustrée, ils ont largement les moyens de faire des courses dans les grands magasins. Pourquoi viennent-ils dans une petite surface juste derrière chez moi ??
Quelques soient mes efforts, je crois que je n'arriverai jamais totalement à m'intégrer à la faune de ce quartier, ou alors il va falloir que j'achète de nombreux marcels et que je voie en le cheval autre chose qu'un steack grillé...
