Sapporo la nuit
Quelques miséreux arpentent les rues et apposent dans les cabines publiques des annonces pour qui voudrait rencontrer de jeunes lycéennes ou étudiantes et passer une bonne soirée.
A la sortie des bars, nombreux sont ceux qui sont bien éméchés. Contrairement à chez nous, il ne semble pas y avoir de sentiment de honte par rapport à l’état d’ébriété. Hop, un petit coup de vomi dans un fourré, et le salaryman reprend sa route avec ses collègues.
J’en ai suffisamment vu pour ce soir ; je fais un break et passe un coup de fil à des contacts du coin. Je téléphone à l’une de mes plus anciennes correspondantes qui vit à côté. Curieusement, elle a coupé tout contact dès que je lui ai annoncé mon arrivée au Japon. Hahaha ! Nombreux sont les japonais qui prétendre être ouverts en affirmant fièrement qu’ils ont des correspondants étrangers ; mais se retrouver en face d’un étranger, c’est une autre paire de manches.
J’en appelle une autre. je tombe sur sa colocataire et ça me gave. Là, c’est moi qui ne rappellerai jamais.. (mauvais feeling sans doute et je ne suis pas très patient au téléphone) J’arrive à joindre un ami grec qui se propose de m’héberger à Kamakura, bien plus loin au sud. Je lui fais part de mes premières impressions sur cette curieuse jeunesse… (les jeunes Japonais que j’avais connus 6 ans plus tôt étaient aux antipodes de cette superficialité, m’impressionnant par leur culture ou leur niveau de français… Il s’agissait d’étudiants de Keiô ou Waseda)

