12 décembre 2007
Working Poor
Alors que le sujet n'a pas souvent été abordé par les médias , car il laisse imaginer de sombres perspectives pour le Japon, NHK a diffusé un long reportage en trois parties sur les "Working Poor", ces Japonais qui triment chaque jour et s'enfoncent dans une précarité sans retour.
NHK parle de 4 millions de foyers concernés par cette situation.
Ce sont des citoyens de diverses classes sociales, qui ont tous en commun un événement qui a changé leurs revenus mensuels.
Profils type :
- employés de sociétés qui ont fait faillite. En province, quand l'industrie locale est sinistrée, c'est toute la région qui sombre.
- femmes divorcés et mères de famille. Au Japon, les femmes de plus de 30 ans avec enfants ne gagnent pas assez.
- personnes qui ont du abandonner leurs études et entrer jeunes dans le monde du travail pour soutenir financièrement leur famille.
- personnes âgées qui n'ont peu ou pas de rentes.
- membres d'une famille où l'un des parents a décédé ou nécéssite des soins.
- indépendants de branches qui doivent affronter une main d'oeuvre étrangère moins chère.
Tous ces gens sont présentés dans leur vie quotidienne. Ceux qui ont des enfants sont obligés de cumuler plusieurs emplois sous payés. Un des reportages signale un job payés 650Yen de l'heure...
Il ne peuvent pas leur payer de grandes écoles ou des cours supplémentaires pour leurs enfants. Ceux-ci seront donc condamnés à rester au plus bas de l'échelle sociale.
Quant aux personnes âgées présentées, elles sont obligées de trimer toute la journée dehors pour ramasser des canettes vides par tout temps...
Ceux dont la branche a été condamnée à disparaître à cause de la concurrence chinoise, ont été obligés de revoir leur prix à la baisse, et travaillent parfois à perte...
Bref, la situation est carrément catastrophique. Un économiste nous explique que cette situation va un jour concerner la majorité des Japonais. Concrêtement, le Japon, même s'il a une avance technologique, va régresser. Les conditions de vie sont de plus en plus difficiles. On est loin des conditions qui ont fait cette 2e puissance économique. La classe moyenne s'en prend plein la gueule. Les différences sociales sont aussi marquées qu'à l'époque féodale et on peut crever comme un chien dans l'indifférence totale... C'est aussi ça le Japon.
Pour ceux qui hésitent entre partir émigrer en Chine ou au Japon, la première destination paraît aujourd'hui plus prometteuse.
Le Japon s'essoufle...
17 septembre 2007
Partir au Japon ou pas : Les vêtements
Les vêtements au travail.
Ce que je trouve excellent, c'est le code vestimentaire des grandes entreprises.
En France, je crois que j'ai vu le concept du laxisme en application là où je travaillais : Et vas-y que je me pointe en bermuda au taff. En avant, les chemises hawaïennes, les sandales, les jeans trop larges sans ceinture et montrant un bout de slip....
J'ai eu l'impression de travailler avec Village People. Ici, les gens ont une tenue présentable : chemise blanche, cravate, et pantalon de couleur sombre. On est pas là pour faire du cosplay de rappeurs miteux, ou se prendre pour des stars.
Quant aux femmes, elles ont de beaux tailleurs ou bien des tenues d'office lady. Elles ont la classe, et il en va de même pour les clients (enfin, la plupart).
Pour moi, c'est un point positif du Japon : On est présentable au travail et les autres font plaisir à voir.
Les vêtements dans le privé.
Si dans le travail, c'est la rigueur vestimentaire, on fait tout ce qu'on veut après. Rien de comparable avec Paris.
Je pense que sur le point de la diversité des vêtements, on se rapproche de ce que l'on peut trouver à Londres.
Les gens s'habillent comme ils veulent et personne ne bronche dans la rue. S'ils sont choqués, ça ne va pas plus loin qu'un regard insistant. Sur ce point, c'est vraiment la liberté.
Dans mon cas, j'ai des vêtements chinois, que je ne pouvais pas porter en France par risque d'être dévisagé toute la journée et d'entendre des réflexions du genre " salut Ranma ! ". Ici, il n'y a pas de problème, je ne suis pas plus dévisagé que d'habitude.
Les gens s'habillent comme ils le souhaitent. S'ils veulent ressembler à des ploucs, personne n'y voit rien à redire.
Dans le métro, je vois tout et n'importe quoi : des gothic lolitas à côté de ganguro blondes, des jeunes en "jinbei".
Bien plus tatillons que nous...
Les vêtements doivent être neufs ou état neuf. Les chaussettes rapiécées sont à proscrire puisqu'on est amené à montrer ses pieds dans certaines pièces (restaurant, pièces avec tatamis). Les chaussures se doivent d'être bien cirées, les chemises bien repassées, les pantalons sont cleans. C'est censé être valable aussi dans nos pays d'origine, mais les Japonais sont particulièrement attirés par les détails. Ils sont très attentifs et j'ai déjà eu des réflexions du genre "tu vas sortir comme ça ?" alors que je ne voyais pas le problème... Au fil du temps, j'ai fini par m'habituer à leurs critères tatillons. Pas un fil qui dépasse, pas de fil qui traine, pas de poussière ou quoi que ce soit...(moi, j'ai une technique : le rouleau adhésif jaune pour les déménagements. Ca arrache bien ce qui s'accroche aux vêtements)
Quoi qu'il en soit, ça ne sert à rien de rapporter des tonnes de vêtements d'Europe qu'on a porté plusieurs années. Autant prévoir un budget vêtements : bataillon de chemises blanches avec cravates adaptées, pantalons cleans, et T-shirt de chez Uniqlo....
18 août 2007
partir au Japon ou pas : la vie de Freeter
Pour les technico-commerciaux trilingues, les cuisiniers expérimentés, les artistes et les ingénieurs réseau, il y a toujours des débouchés possibles au Japon. Maintenant, pour les autres, cela dépend un peu des opportunités et du réseau relationnel.
Dans la plupart des cas, si vous êtes un ancien japonisant (LLCE), va falloir ramer dur si vous ne connaissez pas les gens qu'il faut.
Bienvenue dans les monde des Freeters !
La vie de freeter, c'est un mode de vie très simple. Vous n'êtes pas en contrat à durée indéterminée. Vous cherchez du travail, et les seules missions qu'on vous propose sont courtes et payées entre 800Y et 1100Y de l'heure. Il faut donc constamment chercher des missions et parfois accepter des tarifs scandaleux. (pas le choix, sinon on quitte le monde sympathique des freeters pour rejoindre celui des SDF). Le prix de la vie étant ce qu'il est au Japon, il va de soi que le tarif horaire ne permet pas de vivre confortablement. Le budget est assez serré, et il faut parfois faire des provisions de nouilles. Le plus important, c'est le budget communication pour toujours être joignable par un éventuel client.
C'est la vie de cigale. On ne pense pas au futur. On vit au jour le jour. Pas de retraite, pas de sécu. On fait les comptes tous les soirs pour s'assurer que ça passe.
Certains tombent bas et acceptent des jobs chez Nova l'arnaque. Beurk ! C'est pas de l'enseignement. C'est du servage.
L'avantage, si on peut dire qu'il en existe un, c'est que de passer de mission en mission, on peut se faire connaître et élargir son réseau relationnel, le but étant bien entendu de décrocher un contrat plus intéressant financièrement et plus long dans la durée...
Ainsi, il y a deux mondes bien distincts pour les étrangers au Japon. Les chanceux qui ont des contrats bien payés et qui peuvent sortir souvent et raconter partout comme le Japon est beau, agréable et sans racisme, et puis les autres, ceux qui aimeraient bien la place des premiers, parce que ça fait un peu chier de bouffer des raamens instantanées toute l'année, et de faire la queue partout pour trouver des missions.
Si vous n'en avez rien à péter de la retraite et que la sécu ne vous sert à rien, vous pouvez goûter vous aussi à cette vie merveilleuse de freeter au Japon. Il ne vous faut qu'un visa, mais cela est une autre histoire...
17 juillet 2007
Partir au Japon ou pas : La sécurité
Tout le monde le dit : le Japon est le pays le plus sûr du monde.
C'est une moyenne statistique, évidemment. Cela n'empêche pas qu'il existe certains endroits au Japon où personne n'aimerait se retrouver.... J'ai lu sur le net que cette sécurité était due au nombre impressionnant de kôban, les petits postes de police. Je ne sais pas ce qui permet d'affirmer formellement un tel lien de cause à effet. Premièrement, la police de proximité n'est pas une spécificité du Japon mais de l'asie orientale. Les Coréens et les Chinois aussi ont de nombreux petits postes. Ils n'ont pas pour autant le même niveau de sécurité.... On peut très bien se faire piquer son vélo à proximité d'un kôban. Pire, les chauffards viennent faire vombrir leurs moteurs améliorés sous le nez des policiers en fonction sans qu'il y ait la moindre interpellation... On a parfois l'impression d'une mollesse et d'un laisser aller dans ces kobans, qui sont d'ailleurs souvent vides ou partiellement occupés...
A mon avis, la réussite économique du Japon a un impact logique sur la faible délinquance. Quand les Japonais n'auront plus assez d'argent pour se nourrir, on verra bien si les postes de kôban pourront enrayer une délinquance galopante.... Autre point, l'éducation. Le conditionnement mental, euh non... l'éducation scolaire, pardon, joue probablement un rôle pour que personne n'ait trop envie de se retrouver en dehors du groupe... La mauvaise graine est rarement réintégrée dans le groupe... Avec une telle menace, on se tient à carreau....
Il y a aussi de nombreux vigiles un peu partout, et des caméras omniprésentes... Qui aurait envie de se laisser emporter par le côté obscur dans de telles conditions ?
Donc, le Japon est le pays le plus sûr.
Ca se concrétise comment ?
1/ certains magasins restent ouverts la nuit ou tard. drugstores, restaurants, cafés, distributeurs.... il y a toujours un moyen de consommer le soir, là où tout serait fermé en Europe....
2/ on peut sortir ou recevoir à n'importe quelle heure. Je me vois mal inviter un groupe de filles à 1 h du mat en banlieue dans ma région d'origine. Ici, c'est possible. Je peux imaginer des proches dehors à des heures non chrétiennes sans me faire un sang d'encre. Mais là aussi, il faut faire attention : je ne dis pas que tous les endroits du Japon permettent de prendre autant de risque....
3/ je peux oublier un objet dans un lieu et venir le récupérer ultérieurement. Je remercie d'ailleurs l'aéroport Centrair pour avoir conservé 2 semaines mon appareil photo laissé sur un siège de la salle d'attente....
4/ Quasi-absence de groupe de djeun's de type kaïra. C'est un détail mais cela rend la vie plus agréable pour ceux qui n'ont connu que des zones où ils sévissent. C'est particulièrement appréciable pour les filles qui peuvent s'adonner à la mode et s'habiller comme elle veulent sans se faire traiter de pute en public ou dans leur quartier. On peut aussi regarder un spectacle au cinéma sans entendre ces djeun's vociférer, commenter le film à haute voix et utiliser leur portable. On retrouve aussi un calme surprenant dans les fast-foods nippons et dans les trains de banlieue.... C'est comme s'ils n'avaient jamais existé, ici.
Ce n'est qu'une fois au Japon que l'on se rend compte de la nuisance que produisaient ces énergumènes, toujours prompts à l'agression verbale et plus si affinités...
On peut aussi apprécier l'absence de leur style vestimentaire. Ici, point de pyjama jaune poussin, de jeans sans ceinture laissant apparaître un bout de slip, ou de casquette de travers, mais c'est un autre sujet....
Je pense que la sécurité est un point crucial pour jauger de la qualité de la vie et sur ce point, le Japon a réellement de bons arguments qui joue en faveur du départ.
Les enfants sont pris en charge. Après les cours, des volontaires accompagnent les enfants dans la rue vers leurs quartiers d'origine. Les enfants sont reconnaissables avec leurs petits chapeaux jaunes. D'autres volontaires quadrillent les quartiers à vélo et rapportent à la police les faits inquiétants (monsieur, monsieur, y a un gaijin qui vient d'emménager près d'ici, venez voir! ^___^ )
A moins de se retrouver dans une ruelle sombre des quartiers yakuzas, il y a au Japon une atmosphère apaisante qui fait qu'on ne craint pas d'agression à tout moment... (le danger est cependant réel. A n'importe quel moment, on peut se faire attaquer par un séïsme, une bourrasque, un torrent, ou autre....)
13 juillet 2007
Partir au Japon ou pas : Climat de merde et calamités en cascade...
On réalise ce que l'on avait qu'une fois après l'avoir perdu... C'est le cas du climat européen.
On n'a pas toujours conscience de la chance que c'est de vivre dans un climat tempéré.
Il suffit de faire un tour dans d'autres continents pour voir que les calamités naturelles sont légions.
L'Europe occidentale, c'est la douceur de vivre, un climat doux, des précipitations modérées et peu de cataclysmes.
Globalement, le Japon c'est :
Plusieurs séisme par jour (heureusement, la plupart sont localisés en pleine mer, mais ça n'empêche pas quelques vibrations qui nous rappellent qu'une épée de Damoclès pèse sur tout le pays. Un de ces jours, on va se prendre le big one. Ça sera Nagoya ou Tokyo. je préférerais Tokyo.)
De la flotte en veux-tu en voilà.
La pluie normale, je connais. On voit apparaître des nuages. Ça se couvre complètement. On commence à entendre gronder. On a le temps de se préparer et de rentrer. La pluie tombe un moment puis cesse. Hop, c'est passé. Mais ici, c'est un truc de ouf. D'un coup, il pleut et ça tombe toute la journée. Il y a quelques minutes de répit, puis ça retombe plus fort. On a l'impression que la flotte d'un mois tombe en un jour, et plusieurs jours d'affilée... Pour vivre au Japon, il faut donc accepter que la fin juin, censée apporter des jours ensoleillés, se transforme en fête des grenouilles.
Glissement de terrain.
Si la majorité des gens vivent dans les plaines, il ne faut pas oublier que le Japon est surtout composé de zones montagneuses boisées. Avec toute cette flotte, il arrive souvent que des morceaux de terre dégringolent. Il y a de nombreuses zones à risque....
Explosions de gaz.
Je ne sais pas si le chauffage et la cuisine par gaz sont une bonne idée dans un pays où tout tremble, mais je trouve que le nombre d'explosions dues au gaz sont importantes. Ça, c'est vraiment flippant.
Incendies fréquents.
Le bois est l'élément principal qui compose les petits lotissements. Ça brûle extrêmement vite. Il n'y a pas une semaine où on n'entend pas parler de tel ou tel quartier où ça flambe. Il faut pas plus de 15 minutes pour que tout crame... et quand on voit la gueule des prises japonaises, on est peu surpris d'imaginer les étincelles...
Typhons saisonniers.
Une mer agitée qui met la vie des marins en danger, des vagues dangereuses sur les côtes, des vents violents sur terre, des objets qui volent, des trombes (tatsumaki).... super sympa, quand on est réveillé à 3h du matin par un souffle bruyant qui fait vibrer les fenêtres et jette contre la maison divers objets....
Humidité + chaleur.
Un duo de choc qui rend toute chose éphémère. Tout pourrit à des vitesses prodigieuses. Les cartons ondulent, les fruits périssent, les métaux rouillent... Il faut constamment créer un courant frais dans les maisons sous peine de voir des traces de moisissure apparaître n'importe où....
Ce n'est pas négatif pour tout le monde. Les plantes et les insectes sont, eux, décuplés par ce duo. Les plantes sont envahissantes et les insecte pullulent....
Partir au Japon ou pas : L'emploi et la préférence nationale.
C'est une loi et non une mesure cachée et illégale. Elle protège l'emploi des Japonais de la main d'oeuvre étrangère moins chère....
Si un Japonais et un étranger ont les mêmes compétences, la préférence nationale est de rêgle, et c'est logique vu que c'est leur pays. Seront donc candidats ceux qui ont la chance de maîtriser une compétence manquante aux Japonais.
Il faut donc apporter au Japon une plus value.
exemples de profils :
-professionnel de la cuisine française.
-sommelier, oenologue.
-enseignant en langue française. (Attention, sur ce point, il ne suffit pas de parler français pour prétendre enseigner le français. C'est un métier à part entière. Pour l'enseigner, il faut avoir obtenu un diplôme de type FLE)
Dans ma région, c'est l'industrie automobile qui domine largement. Tout le monde bosse directement ou indirectement pour Toyota. Un francophone maîtrisant le japonais et issu de la branche automobile a théoriquement des chances de trouver un poste....
10 juillet 2007
Partir au Japon ou pas : La question existentielle
Le Japon est à la mode. Ce n'est pas nouveau et le phénomène n'est pas prêt de retomber d'aussitôt....
Ce pays, première puissance technologique, brille chez nous par son rayonnement culturel (arts martiaux, cuisine, manga, japanime, cinéma, jpop...) Si les fans de la première heure n'avaient que du Goldorak à se mettre sous la dent, les fans d'aujourd'hui ont tout sous la main grâce à internet (qui leur permet de se réunir en communauté). On a donc une génération de "Japonisés". Ils sont à l'affût de ce qui se passe en asie, apprécient la musique japonaise, mangent japonais et parfois apprennent le japonais... Ils sont exactement comme étaient nos grands-parents à l'époque d'après-guerre vis-à-vis de la culture américaine....
Quand on aime passionnément la culture d'un pays, on finit immanquablement par vouloir y aller, voire s'y installer.
On croit qu'on va faire comme Joe Dassin, qu'on va prendre sa bite et son couteau et foncer vers son rêve, mais l'eldorado
il est super loin, et très différent des modes de vie auxquels nous sommes habitués.
Il ne suffit pas de bégayer la langue et d'avoir une green card. La différence fondamentale entre les Etats-Unis et le Japon, c'est que les Etats-Unis sont une terre d'immigration. On y vient quelle que soit son origine avec le désir de s'intégrer en amenant ses compétences, mais pour les fans du Japon, c'est inapplicable.
Le Japon n'est pas une terre d'accueil. Personne ne nous y attend. C'est la terre du peuple japonais.
On aura donc beau être japonisés et bilingues, l'idée même de vouloir s'y installer fait tiquer de nombreux Japonais qui ne comprennent pas qu'on veuille les envahir.
Qu'ils se rassurent, entre les bataillons de fans du Japon et ceux qui ont le projet concrêt de s'y rendre pour une longue durée, il y a une différence numérale énorme parce qu'il y a des points importants qui font barrage...
Premier point : le Japon, c'est super loin. Cela veut dire que si on a des attaches très fortes dans son pays (famille, amis...), on aura beau aimer le Japon de tout son coeur, on y vivra jamais très longtemps. Avant de préparer un quelconque départ, il faut donc d'abord d'abord essayer de se projeter à long terme....
"Est-ce que je suis capable de mettre un terme aux relations que j'entretiens ici ou est-ce que je serai capable de ne pas voir telle ou telle personne pendant plusieurs années ?"
