28 octobre 2007
La chute du lapin rose
Sujet d'actualité sensible suivi par la plupart des étrangers du Japon, la situation financière de N__A, célèbre école de langues dont on trouve l'enseigne quasiment partout au Japon.
Je ne vais pas rentrer dans les détails puisque cela est débattu un peu partout sur le net. Je suis de près les rebondissements de cette histoire :
- parce que cela concerne un nombre important d'étrangers, (cette société était le premier employeur d'étrangers du Japon).
Lâcher dans la nature 4000 chercheurs d'emplois dans l'enseignement en plus de ceux qui existent déjà, ne va pas améliorer les conditions du milieu : j'imagine une baisse des tarifs horaire et une paupérisation aggravée des enseignants...
- parce que je suis très curieux de savoir ce qu'il va advenir des étrangers qui se retrouvent sans emploi et sans ressources nécessaires. Est-ce que les différents États concernés vont intervenir ou bien est-ce que le pire scénario va se produire ?
Tout ça n'est pas réjouissant. Je pourrais presque exprimer de la compassion pour ces 4000 personnes. Je dis presque parce que pour me permettre de ressentir de la pitié envers eux, il faudrait déjà que je puisse avoir une meilleure situation.
Ce ne sont pas des freeters. Ils ont avaient des paies régulières, un employeur attitré, des fiches de paie, un visa fourni, parfois un appart, et au moins 200 000yens (je n'en gagne pas la moitié) ainsi qu'une méthode d'enseignement prémachée qu'il suffit de suivre...
Je bosse à la mission (donc, quand il n'y en a pas, je n'ai pas de revenus), je n'ai pas eu de société garante pour un quelconque visa, pas d'aide pour un appart, et mes cours, j'ai bûché et je bûche encore depuis presqu'un an pour les adapter à mes clients. Cette école de petits lapins roses aurait été pour moi un catapultage à 6 étages au dessus dans l'échelle sociale.
Donc, je ne sais pas trop quoi penser...
D'un côté, je croise les doigts pour ceux dont l'enseignement est une profession de foi et qui ont accepté de descendre bien bas pour s'adapter à la méthode "lapin rose". Je ne leur souhaite que d'être repris par la concurrence.
De l'autre côté, il y a ceux qui claquaient leur paie en sortie tout le temps et qui se sont donc trouvés à sec dès le premier retard de paie, et puis pas mal d'anglophones pour lesquels un visa tourisme aurait été plus adapté (aucun progrès en japonais, pas d'effort d'intégration...) A ceux-là, qui ont pris du bon temps et qui sont outrés de s'être fait entuber, je n'ai rien à leur dire, à part peut-être "Bon Voyage"....
Curieusement, je ne suis pas totalement mécontent de la fermeture de cette société et je ne pense pas être le seul. Si la paie reste intéressante pour quelqu'un comme moi, les conditions de travail relatées sur différents forums font penser à du servage en bonne et due forme et à de l'enseignement en batterie qui n'a d'enseignement que le nom...
Ebichan
Bonjour, je m'appelle Ebihara Yuri. On m'appelle Ebichan (ptit'crevette). Je suis japonaise et vous pouvez me voir partout à la télé et dans les magazines depuis 3 ans. C'est bien simple, je suis dans le top3 des femmes les plus sexy de l'archipel. Vous avez pu me voir récemment dans le clip de Ketsumeishi et surtout dans la nouvelle pub de notre grand ami nutritionniste, j'ai cité "Mac Donald".
L'auteur de ce blog m'appelle "Miss Photoshop" parce que tous mes portraits sont retouchés.
Ah oui, je suis née japonaise, donc bridée. Ce n'est qu'après que j'ai entrepris d'accumuler les séances de chirurgie plastique pour faire de moi autre chose.
Avec la concurrence actuelle, il fallait que je fasse plus que mes rivales. J'ai pris les grands moyens et j'ai tout fait changer. La technique est toujours la même pour nous autres, les idoles asiatiques : on se fait débrider les paupières et gommer les traits les plus "japonais".


J'ai quand même pris soin de ne pas prendre le même chirurgien qu'Hamasaki Ayumi pour ne pas ressembler à Mickael Jackson.
Voyez le résultat : Je suis un top model occidental et je fais rêver les Japonaises qui croient qu'elles vont devenir comme moi grace aux cosmétiques pour lesquels je fais la promotion.

Pour vivre vieux et en bonne santé, je vous recommande chaudement les repas équilibrés concoctés par mon ami Ronald Mac Donald.
J'en profite pour remercier toute l'équipe de Macromédia et son fabuleux logiciel de retouche photo. Merci aussi aux graphistes retoucheurs.
26 octobre 2007
fini Meitetsu, je passe à JR.
Quand je dois faire de longs déplacements pour des activités rémunérées, je suis obligé de prendre le train. C'est moins sympa que le vélo : on fait la queue sur le quai, on est parfois souvent serré dans un wagon avec des salarymen japonais qu'il faut bousculer pour pouvoir sortir...
J'ai pris l'habitude de la compagnie locale : Meitetsu. Je reconnais cette ligne à ses wagons rouges.... Je n'étais pas trop chaud pour prendre Japan Rail suite à quelques mauvaises expériences.
Récemment, je n'ai pas eu le choix : Pour aller dans une banlieue reculée, j'ai été obligé de prendre JR.
Rien de tel pour se faire une seconde opinion. Tout d'abord, le prix. Comme je me doutais, c'est plus cher qu'avec Meitetsu. Pas trop grave puisqu'on me rembourse les frais de transport.
Sur le quai, j'ai été très surpris : pas de queue. J'arrive, je monte dans le wagon sans pousser personne. Sur la ligne Meitetsu, j'avais pour habitude de me présenter dans la queue du train d'avant, pour être sûr de monter
dans le train suivant...
Ensuite, deuxième choc : le train fonce !!!!!
J'ai regardé les compteurs : Ca trace à 120 km là où on faisait du 80 avec quelques pointes à 100 km sur la ligne Meitetsu.
Là où je vais, les lignes des 2 compagnies sont parallèles et pour une station en moins qu'avant, je fais en 16 minutes, ce que je faisais en 38 minutes, avant. Il n'y a pas photo. Même en prenant un train omnibus JR, on arrive avant l'express de Meitetsu !! Truc de ouf....
Explication : il y a tout simplement moins de stations.
Pour moi, c'est le jour et la nuit : plus de queue sur les quais, des places assises le soir pour rentrer, et surtout, la banlieue me semble beaucoup plus proche qu'avant.... Merci JR !!!
Le ridicule ne tue pas en Harley Davidsson.
J'ai trouvé sur le parking d'un combini de banlieue, la "Harley" des vélos. Et c'est le cas de le dire : la forme du guidon, la roue arrière, le siège bas, les feux avant.... c'est de la furie, un vélo pareil.
et en plus, il y a un klaxon rétro. Ce vélo unique m'a tapé dans l'oeil.
Avec quelques années de moins, j'aurais eu le culot de rouler avec, quitte à faire rire quelques passants. Le ridicule ne tue pas, sinon des hordes de pétasses japonaises aux cheveux décolorés auraient déjà trépassé avant moi...
Je me vois déjà en train d'aller acheter le pain avec...
25 octobre 2007
Fromage à moisissure bleue dans les supermarchés nippons.
Pour les Européens habitués à de grands rayons fromagers, les rayons japonais font mal au coeur :
-Pas de fromages AOC ( pour ça, il faut mettre au moins 6 euros dans un grand magasin et juste pour une part individuelle)
-Des parmesans qui viennent d'Allemagne et qui ne contiennent pas de Parmesan.
-Du camembert de Hokkaido aux odeurs suspectes, des tranches de cheddar à l'unité, de la mozzarrella japonaise, du fromage fondu au camembert et aux amandes...
-Peu de moisissure bleue, pas d'odeur, des portions minables, et des prix ahurissants...

Pour 3,30 euros, j'ai tenté un "Blue Cheese" made in "Lorraine". Il n'est pas très grand. Il est présenté sous la forme d'un camembert, pour ne pas trop dépayser le client nippon qui connaît déjà le camembert.
Sous l'emballage carton, un autre emballage plastique qui réduit considérablement la taille de la bête.
Et bien sûr, un 3e emballage en papier alu.
Comme vous pouvez le voir, il ne reste pas grand chose à se mettre sous la dent.
On a vite fait d'engloutir le fromage sous les yeux éffarés des Japonais (certains mettent plusieurs jours à finir une telle portion)
Je n'ai pas besoin de lire l'emballage. Au goût, je sais reconnaître un ersatz de Bresse Bleu.
Il est légèrement moins gras que l'original et le bleu est encore assez jeune pour ne pas effrayer le client nippon. Toutefois, ce faux Bresse Bleu à la forme de camembert remplit bien son rôle. Pour le coup, j'ai eu l'impression de me taper un vrai fromage digne de ce nom.
Bôkun Habanero, une nouvelle étape franchie...
Dans les supermarchés et combinis, on connaît déjà le Bôkun Habanero classique reconnaissable à son emballage rouge et noir.
Ceux qui y ont goûté savent qu'il vaut mieux avoir une boisson pas trop loin car il y a un risque d'incendie du palais...
Ceux qui trainent dans les combinis sont peut-être même tombés sur le super Bôkun Habanero, censé être l'ultime apéritif épicé.
En octobre 2007, Bôkun Habanero passe à l'étape suivante dans la destruction de nos palais. Avec un piment du nord de l'Inde, ils ont réussi à doubler le niveau de pimentation (cela a été quantifié). Et comme on ne plaisainte pas chez Bôkun Habanero, ils ont fait enregistrer leur apéritif chez Guiness comme le plus épicé au monde.
Nom du nouveau produit : Daimaoo Jorokia
Bonne chance si vous y survivez.
22 octobre 2007
Le chocolat qui n'existe pas au Japon.
Reçu récemment de Croatie : un chocolat "SAPORO" évoquant le Japon.
Les Japonais étaient interpelés devant le produit.
Evidemment, rien de tel n'existe ici, et sûrement pas avec une telle orthographe.
Il s'agit d'un chocolat classique au "riz soufflé".
Raamen instantané : Misonikomi udon
Des raamens ou des udons, on peut en acheter partout au Japon.
Des misonikomi udons de Sugakiya, c'est uniquement ici, à Nagoya et autour. Cela reprend la recette du même nom. Les nouilles sont de type udon et aplaties (comme des tagliatelles en un peu moins large) avec un bouillon à base de miso "rouge" (appelé akadashi).
Achetez du Nattô pour supporter l'équipe locale !
C'est la frénésie du base ball. Pour prendre les consommateurs pour des cons, pour encourager l'équipe des Chunichi Dragons, les magasins proposent des produits à l'effigie de l'équipe locale. La technique est simple, on vend au même prix ou plus, on fait des sacs remplis d'invendus et on met un emballage chunichi dragons. 0% des bénéfices engrangés iront à l'équipe fétiche. Si l'équipe gagne, comme c'est le cas, on fait appel à la solidarité de tous pour cette yûshô sales (ventes de la victoire), et quand l'équipe s'est vautrée, on fait appel à la solidarité de tous pour cette zannen sales, mais quoi qu'il arrive, il faut que vous sortiez votre porte monnaie.
Ici, on a du nattô aux couleurs des Dragons. Une campagne de désinformation fait passer le nattô pour du soja fermenté. Que nenni. Je connais le goût subtil du soja. Le soja, c'est bon. Le nattô, ce sont en fait des crottes de tanoukis macérées dans du jus de poulpe au marc de café. Etant donné le fumet qui en émane, cela ne peut être QUE cela.
21 octobre 2007
encore des mites... suite
Nom de la créature : Aoatsuba (hypena).
Il y en a toujours qui trainent dans l'immeuble. Ca ne fuit pas, c'est minuscule.


