un pays fourmidable

photos du Japon. Articles sur la vie à Nagoya et conseils de survie pour crevards étrangers en milieu nippon.

17 novembre 2009

Nana aux couleurs de Noël.

nana_noel_2009Cette année encore, Noël est arrivé dès la mi-octobre.
Les employés municipaux ont décoré les avenues principales et les magasins ont ressorti les guirlandes, sans parler de quelques habitants du quartier qui ont transformé leur maison en chalet du père Noël. Heureusement que ces derniers ne sont pas trop nombreux...
Le niveau de kitcherie et de beauferie atteint souvent des sommets au Japon.

La gare centrale est aussi de la fête avec son spectacle lumineux, séquence animée qui raconte une histoire en quelques plans et probablement des milliers de diodes luminescentes....

nana_boules_de_noel











decoration_noel_sasashimadecoration_noel_sasashima2

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14 juin 2009

Résidents étrangers à Nagoya. 1/2

Résidents étrangers enregistrés dans la ville de Nagoya classés selon la nationalité. (chiffres de la Préfecture d'Aichi)

1. 21352 Chinois.
2. 20934 Coréens.
3. 7129 Philippins.
4. 6187 Brésiliens.
5. 1619 Américains.
6. 1003 Vietnamiens.
7.  922 Péruviens.
8.  624 Népalais.
9.  546 Thaïlandais.
10.  501 Indonésiens.

Curieusement, les Brésiliens, qui sont majoritaires en tant que résidents étrangers dans la région, sont peu représentés dans la ville de Nagoya. Ce sont les Chinois et les Coréens qui sont majoritaires. Ces derniers sont installés au Japon depuis assez longtemps et il n'y a quasiment plus d'immigration coréenne à Nagoya. S'ils sont encore très nombreux, la différence entre ceux qui viennent et ceux qui partent, fait que la communauté coréenne diminue d'année en année. Ils sont remplacés par des Chinois.

Etant donné que le Japon ne reconnaît pas officiellement Taiwan pour ne pas froisser son voisin, les 2 sont classés ensemble. Je ne sais pas quelle est la proportion de Chinois du continent, et celle des Taiwanais.... En tout cas, cette montée en puissance de la Chine, je la sens. Je vois pas mal de Chinois dans le quartier, ou plutôt je les entends...

Je n'avais pas remarqué la présence vietnamienne jusqu'à ce que j'entende parler une petite dame vietnamienne en train d'appeler son fils dans le super marché du quartier... Je me demande dans quel secteur les Vietnamiens travaillent.

Les Péruviens, je ne savais pas trop à quoi ils ressemblent jusqu'à ce que je traîne dans le quartier de Kanayama où il semble y avoir un local pour leur communauté. Apparemment, certains ont un physique espagnol, et d'autres sont amérindiens. ça fait assez drôle de voir cette ambiance "Les Cités Mystérieuses" en plein Nagoya.
J'ai eu l'occasion de parler avec un des leurs. En ville, il se fait passer pour un Italien, c'est plus "branché"!

11. 435 Indiens.
12. 414 ressortissants du Royaume Uni.
13. 398 Canadiens.
14. 363 Pakistanais.
15. 338 Sri Lankais (Tamouls & Singhalais)
16. 276 Bengalis.
17. 276 Birmans.
18. 230 Turcs.
19. 202 Français.
20. 179 Colombiens.
Les Italiens sont moins nombreux que nous, mais ils ont leur consulat sur place, alors que nous on est obligé d'aller sur Osaka, et bientôt Tokyo....

Concernant les Anglophones, il y a probablement des incertitudes sur ces stats. Pas mal de Canadiens, Australiens et Kiwis possèdent plusieurs nationalités, une situation que n'aime pas du tout l'administration japonaise. Ils ont du mal à comprendre ce qu'est l'Empire Britannique. Ainsi, un Australien parti s'installer au Canada, et qui est d'origine anglaise, possède parfois 3 passeports et n'en utilise qu'un pour son enregistrement au Japon. Reste à savoir lequel....
Je me demande comment il se présente aux autochtones. Il n'est pas facile pour les Japonais d'imaginer quelqu'un qui a plusieurs nationalités et cultures. Une nationalité = un peuple = une culture. La réalité est parfois différente.

Dans mon cas, je ne me présente pas en tant que "Français", car cela génère quelques idées fausses.
Je me présente en tant que "Français d'origine italienne", chose que je ne faisais jamais en France. Ce permet de justifier mon
alimentation dominée par la cuisine italienne, et puis mon physique latin, mon poster du capitaine de l'équipe de foot italienne soulevant la coupe du monde, ma collection de pates et de sauces Barilla, mes huiles d'olives 1ere pression made in Italy...

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24 décembre 2008

Mon expérience du bus à Nagoya

Avec l'arrivée du froid hivernal, je sous souvent obligé de laisser mon vélo au parking pour faire les longs trajets.

En général, à l'aller, je prends le métro, plus rapide. Au retour, j'ai le choix : soit je rentre à nouveau en métro, soit je prends le bus.
ça me permet d'économiser 30 yen, une broutille, mais surtout d'avoir une place assise et l'occasion de bouquiner tranquille...
De plus, j'ai la chance d'avoir une ligne de bus directe entre mes différents lieux de travail et le quartier où j'habite...

J'ai le choix entre 2 types de bus : les bleus et les rouges.
Les bus bleus appartiennent à la municipalité. Le prix est unique, 200 yen, et on monte par l'avant comme en France.
Un appareil permet d'insérer de la monnaie. Il affiche le prix exact des pièces insérées. Si l'on n'a pas de monnaie, on insère un billet dans un autre emplacement, et de la monnaie tombe un peu plus bas. En fait, à aucun moment, le chauffeur ne se retrouve à faire l'appoint... Il ne gère aucune transaction. Il ne fait que constater le montant affiché par les pièces lâchées dans l'appareil et remercie chaque passager.
Plutôt que de préparer 200 yen à chaque fois, j'utilise une carte appelé Yurika tranpasu. Il s'agit d'une carte magnétique utilisable dans les transports en commun de la ville. Je prends toujours une carte à 5000 yen, d'une valeur réelle de 5600 yen. J'économise ainsi 3 allers simples...

Les bus rouges appartiennent à la société Meitetsu. Leurs lignes vont jusqu'en banlieue et le prix évolue en fonction de la distance. Si l'on reste en ville, le tarif est de 200 yen. On y rentre par l'arrière. Si on utilise une carte yurika, on l'insère dans l'appareil. Sinon, on prend un petit ticket. Quand on sort, on réinsère la carte Yurika ou bien on lache le ticket accompagné des 200 yens et on sort par l'avant... (si on est allé plus loin, on regarde le numéro apparaissant sur le ticket, il est aussi affiché sur l'écran en tête du bus et il correspond à un tarif lui aussi affiché)

Quel que soit le bus, on s'assoit, on clique sur le bouton pour avertir le chauffeur si l'on souhaite descendre au prochain arrêt.
Un message sonore signale qu'il faut rester assis jusqu'à l'arrêt complet du bus. L'avantage, c'est qu'il y a des boutons à proximité de toutes les places du bus. Pas besoin de se lever. Autre constat, les bus arrêtent le moteur à tous les feux rouges.
Parfois, une petite musique vient agrémenter l'attente...

Maintenant, concernant l'ambiance, c'est assez différent du bus 602 de Montfermeil... Pas de rotonde avec des wesh wesh qui font l'animation. Pas de siège taggué ou gratté, pas de "sortie de secours" écrit en arabe...
Les gens font la queue devant l'arrêt, une queue bien disciplinée. Ils montent tranquillement et silencieusement. Les personnes âgées se dirigent vers les sièges individuels. Chaque place se remplit avec méthode, si une banquette permet d'asseoir deux personnes, la place libre est toujours accessible. Chacun est assis et vaque à des activités silencieuses : lecture de ses mails, écoute de son i-pod nano, jeu sur sa NDS-lite... ou bien matage discret du gaijin..

Et moi dans tout ça, je suis le grain de sable. J'entre le premier puisque je le prend généralement à peine sorti du dépot.
Le bus se remplit avec un espace vide invisible autour de moi. Si je prends une banquette de 2 places, la place voisine reste mystérieusement vide. Si je prends une place seule, je prends la place d'une personne âgée qui préférera rester debout sous le regard continu des autres passagers. Donc, pour optimiser le remplissage du bus, je prends une large banquette latérale.
Tant que j'ai le nez dans mon bouquin, on ne voit pas trop mon visage, et quelqu'un finit par s'asseoir à côté de moi.
En général, si j'ai un voisin et qu'il a pourtant vu qu'il n'avait pas affaire à un local, c'est que j'ai gagné le gros lot : c'est un renifleur, un râcleur de gorge, quelqu'un qui va retenir ses glaires ou sa morve toutes les 30 secondes...

Le souvenir le plus marquant, c'est un petit vieux qui va vers le fond du bus. Il y a une marche. Il met le pied dessus, et est stoppé net. Il m'aperçoit. On l'entend grommeler "gdjn" sans voyelle, puis passe devant moi et va s'asseoir au plus loin...

En général, il y a toujours quelqu'un qui jette régulièrement des coups d'oeil dans ma direction. C'est un petit peu normal. Si j'étais dans le Cantal et que je voyais un inuit dans le bus, je ferais pareil.  Il suffit de tourner la tête vers le fond du bus pour que cesse quelques instant les regards curieux. Au bout de plusieurs fois à les regarder, ils abandonnent...


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14 décembre 2008

Nana version Santa Claus.

nagoya_nana_noelAu Japon, on ne comprend strictement rien au concept de Noël. Par contre, l'événement est très attendu.
On nous ressort toujours les vieux classiques, quelques chants de Disney consacrés à Noël, une chanson de Mariah Carey, "koibitoga santa claus" de Matsutoya Yumi, "Christmas Eve" de Yamashita Tatsurô, "Fuyu no fantasy" de Kazun... Il ne doit pas y avoir plus d'une vingtaine de chansons mais ça passe en boucle à la radio, dans les magasins, dans les pubs télé...
Les groupes du moment sortent aussi un tube sur le thème de Noël, en général une ballade bidon sur laquelle ils rajoutent quelques sons de clochette pour rappeler le père Noël. Dans les magasins, pour forcer le client à aller plus vite, on monte allègrement le tempo... En général, rester plus de 30 secondes dans le même rayon devient vite stressant...

Le plus amusant, c'est cette compétition dans mon quartier à installer des Santa Claus accrochés au mur, aux fenêtres des maisons. Parfois, ce sont des illuminations qui font ressembler certaines maisons à des musées du kitch...
Bref, on ne recule devant rien pour rivaliser en beauferie...

Mais le plus important pour les locaux, c'est de se trouver un(e) partenaire pour la soirée de Noël. Les restaurants sont déjà tous réservés. Celui qui se retrouve célibataire un jour de Noël au Japon passe un grand moment de solitude...
Le père Noël dans tout ça... on ne sait pas.  J'ai fait rire les locaux en leur expliquant que Santa ne passera pas au Japon faute d'avoir un visa... Le Japonais moyen n'est pas encore prêt à l'idée de voir un gros occidental au nez d'alcoolique débarquer par la cheminée...

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29 avril 2008

vu à Sakae

cochon_sakaeAlors comme ça on promène son cochon à Sakae ??

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05 avril 2008

Quel est l'endroit le plus visité de Nagoya ?

dauphin_aquarium_nagoyaepaulard_orque_nagoya








manchots_nagoyacrabe_geant_nagoya

Ce n'est pas le chateau mais le Suizokukan, avec ses dauphins et son épaulard.

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06 novembre 2007

Invasion du centre ville par des hooligans japonais

foule_sakae2Je voulais passer un weekend tranquille, mais l'activité sportive locale, le base ball, en a décidé autrement. Je me suis retrouvé plongé au coeur d'une finale qui a vu l'équipe de la ville l'emporter. Alors que je venais de finir une longue journée de travail, je quittais mon lieu de travail en prenant l'ascenseur : le hall était bondé de supporters bruyants regardant le match sur un grand écran. Une piste de sortie avait heureusement été balisée par la sécurité pour pouvoir nous permettre de sortir.
Dehors, c'était pareil : le trottoir était inondé de supporters. Ne comprenant rien à ce qu'il se passe, et curieux de voir la suite des événements, je décidai de rester un peu.

Dans la rue, la sécurité passait pour empêcher les débordements, et la police passait régulièrement pour déloger les véhicules qui s'arrêtaient devant notre immeuble. On m'a demandé de faire un effort d'encouragement. Je demande pourquoi. "Tu as regardé le virement foule_sakaeque tu as reçu ? Ce sont eux qui te paient". Ah bon ??? Par le truchement d'une relation société mère - filiale, il se trouve que l'argent qui m'a sorti temporairement de la merde vient effectivement de la société qui gère l'équipe de la ville... Ah ben, si c'est comme ça, il n'y a pas de problème. J'encouragerais même leur équipe de badmington, tant qu'ils continuent les virements... On m'a même proposé de faire un peu de zèle en tant que résident intégré en allant dénoncer le gaijin qui fume un peu plus loin alors que c'est interdit en centre-ville....

Des petits rigolos se mettent sur la voie pour embêter la police. D'autres n'ont rien de mieux à faire que de se baigner dans la fontaine publique.... Tout le monde a hurlé sa joie, or je vois que les joueurs n'ont pas quitté le terrain et que le match semble continuer. Alors, là vraiment, j'y comprends rien.... Les sports américains restent pour moi  incompréhensibles....

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Décorations de Noël dès le 5 novembre.

meieki_fushimi_croisementEt bien voilà, c'est vraiment l'automne. Je crois que je n'ai jamais connu un été aussi long. La saison des pluies a été extrêmement courte, laissant la place à de fortes chaleurs de juillet à septembre.
Octobre a aussi été très doux, et jusqu'à ce weekend, on aurait pu croire à un été interminable, mais ce matin, la fraîcheur ne laisse aucun doute quant à la saison. C'est réellement l'automne.

Il était temps, nous sommes déjà en novembre. Ce changement de température m'amène à faire comme les autochtones : je range les affaires d'été, et je vais récupérer les vêtements d'hiver qui étaient quasiment en quarantaine : pliés, rangés, emballés, protégés des mites et de l'humidité par différentes petites capsules.


La campagne commerciale "Halloween" s'est terminée. Les consommateurs conditionnés citoyens ont bien rempli leur rôle et ont tous sorti le porte monnaie pour offrir à leur entourage, des gateaux de saison à la citrouille, ou pour manger des produits à l'emballage customisé pour l'occasion....  Il faut désormais préparer la campagne de consommation suivante : Noël. Les Celtes n'ont pas fini de se retourner dans leurs tombes en voyant comment on récupère et modifie leurs coutûmes. Les premiers chrétiens, n'ayant pas réussi à faire disparaître cette fête payenne, ils ont tenté de se l'approprier en faisant passer la fête de l'équinoxe d'hiver en célébration de la naissance du divin enfant.
Les Américains du groupe Coca Cola y ont incorporé un obèse rougeau, qui est la version alcoholique de Saint Nicolas. En Europe, c'est devenu peu à peu la fête des cadeaux, surtout pour les gamins. Par paresse, on a enlevé la sortie de la messe de minuit, parce que dehors, on se les caille trop à minuit...
Au Japon, comme on comprend pas grand chose à ce qui se passe en occident mais qu'on aime bien faire comme eux, on a créé une fête du même nom, au même moment et on sort des sapins pour faire style, puis on fait passer ça en fête des amoureux.... mais l'objectif de Noël, c'est surtout que vous achetiez des cadeaux pour votre élu(e) et que vous sortiez avec dans des endroits coûteux. Que vous aimiez ou pas votre partenaire, on s'en fout, du moment que vous achetez...

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01 octobre 2007

Impressions sur Nagoya et ses indigènes...

Le tourisme à Nagoya.
Bien que je sois déjà venu deux fois ici en tant que touriste, je me demande ce qui peut pousser quelqu'un à choisir Nagoya comme site touristique. Il y a bien un château, mais ce n'est qu'une réplique d'après-guerre dont l'intérieur a la structure d'un musée. La plupart des textes ne sont qu'en japonais malgré le flot de touristes étrangers...
Il y a bien un temple bouddhiste à Ôsu et un sanctuaire Shintô à Atsuta, mais si c'est pour visiter des temples, autant aller à Kyôto... Des parcs, idem. Personne ne vient au parc de Nakamura ou Tsurumai. Pour y faire quoi d'ailleurs ?
La nuit, à peine sorti de Sakae et de l'artère principale, Hirokodoji, tout est fermé. Il reste bien des clubs ouverts, mais c'est surtout pour les salarymen en quête de chair fraiche... Donc, cela n'engage que moi, mais entre Nagoya et ville touristique, j'ai du mal à faire le rapprochement. Pour m'amuser le soir et faire des visites, je préfère largement Ôsaka.

Nagoya, Kansai ou Kantô ?
Sur le plan électrique, ils ont le même courant qu'à l'ouest. Idem, pour le téléphone (NTT ouest), et le chemin de fer (JR ouest).
Par contre, dans le métro, ils tiennent la rampe à gauche comme à Tokyo, et le langage standard de la capitale domine.
Quand on demande directement aux locaux, ils répondent qu'ils ne sont ni du Kansai ni du Kantô. Les Nagoyens seraient du Tôkai dont ils possèderaient la "capitale". Cela peut être interprété comme du snobisme. Probablement, d'ailleurs. il y a un côté très snob du au fait que l'économie locale est assez bonne avec la réussite du premier groupe automobile mondial Toyota. Plus de 95% des jeunes diplômes sont immédiatement intégrés dans des entreprises (c'est un meilleur taux qu'à Tokyo). L'argent semble circuler à flot à Nagoya. L'intense activité immobilière du centre ville le confirme.
Je pense aussi que Nagoya n'est pas le Kansai. A quelques kilomètres d'ici, on a le département de Mie, rattaché au Tôkai, mais il y règne une fierté Kansaïte prononcée. Il y a donc clairement une frontière culturelle entre Nagoya et la région du Kansai...

Fierté régionale.
"Nous, les Japonais, sommes un peuple uniforme". Le nombre de fois qu'on a pu me bassiner avec ce cliché. Quand on vit ailleurs que dans la capitale, on constate au contraire que les spécificités des régions l'emportent souvent. Les dialectes locaux, les mets régionaux, les équipes locales de base-ball, les danses et personnages du coin sont fièrement mis en avant...Pour moi qui pensais m'installer dans le Kansai et qui m'y étais préparé en apprenant ses spécificités, me retrouver à Nagoya fut un l'occasion de subir une rééducation en bonne et due forme. Le moindre mot en dialecte du Kansai fait tiquer mes interlocuteurs, je dois désapprendre cette culture "impropre" à mon intégration. Je dois oublier les différents miso pour ne supporter que le miso rouge local, et celui-la seulement. Et surtout, je ne dois pas prononcer le nom de l'équipe des Tigers. Ici, on est pour les Chûnichi Dragons, on mange du Misokatsu et on oublie pas de rappeler à tous que les 3 plus grands personnages de l'histoire japonaise sont du coin : Oda Nobunaga, Toyotomi Hideyoshi et Tokugawa Ieyasu....

 


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20 septembre 2007

Le quartier de la gare.

tours_nagoyaOn se repère facilement à Nagoya grâce aux 4 tours du centre-ville.
Au nord, la Lucent Tower reconnaissable à son incurvation. (photo de gauche). Au centre, les 2 tours centrales surplombant la gare JR de Nagoya.
Ce n'est que plus récemment qu'est apparue la tour Midland Square (3e sur la photo). On a assisté cette année à l'ouverture de son espace magasins de luxe.
La spiral tower à droite sur la photo est encore en construction, mais avance vite. Quand je suis arrivé ici, elle était moins haute et n'avait pas encore ses vitres...

Avec toute cette activité immobilière autour de la gare, le quartier est en train de connaître une flambée des prix au mètre carré.
Il parait que c'est la plus grande augmentation du prix de terrain au Japon cette année, soit une montée en flèche de 40%.
Nagoya est une ville riche et va le faire savoir...

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