un pays fourmidable

photos du Japon. Articles sur la vie à Nagoya et conseils de survie pour crevards étrangers en milieu nippon.

10 février 2008

Le parc du quartier...

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Mon quartier sous la neige.

Hier, il est tombé quelques flocons. 13 cm pour être précis.
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Une soupe blanche à l'est et à l'ouest. Je ne voyais ni les montagnes ni les tours du centre-ville.
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Premier réflexe, j'ai couru acheter une paire de gants et j'ai lancé des boules de neige dans l'avenue principale, alimentant ainsi la criminalité étrangère au Japon. Jusqu'à ce que j'entende un gros "pok!" Une voiture venait de se prendre une colonne prévue pour empêcher les voitures de se garer. Les passants ont commencé à s'agglutiner tout en restant à distance. L'un deux a dit "...le conducteur...". J'ai cru qu'il y avait un blessé et je suis allé au devant du véhicule pour voir si tout allait bien. Là, surprise, pas de conducteur. La voiture était en warning et s'était déplacée seule jusqu'ici. Les traces de pneus montrent que le véhicule était garé de l'autre côté de la rue, face à une boutique. Quelques instants plus tard, le conducteur est arrivé en courant alerté par le fait que sa voiture ne l'attendait plus. La foule déjà a distance du véhicule s'est dispersée en un instant. Le gars aurait très bien se trouver dans la bagnole en train de pisser le sang, les gens ne se serraient pas mouillés. Chacun sa merde.
Je suis resté au cas où le gars aurait besoin que quelqu'un lui raconte ce qui s'est passé.... Il avait l'air surpris. Il m'a demandé qui était au volant. Je lui ai dit "personne ! vous aviez mis votre frein ?" "oui !".. Faudra qu'il change de garagiste, celui-là.

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Je voulais prendre plus de photos mais avec le froid, l'humidité, mon appareil photo a commencé à se comporter curieusement. D'abord, il a émis des bruits douloureux lors de la mise au point, puis la partie téléscopique a fini par se gripper. Il ne s'est remis de ses émotions qu'une fois au chaud...

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10 janvier 2008

L'habit fait le moine.

A deux pas de la maison se trouve une boutique de vêtements pour homme, dépendant de la célèbre chaîne Aoyama, qui se vante d'être entrée dans le guiness comme leader mondial des costumes pour hommes. En cette période de soldes, il faut toujours faire un tour dans ce genre de boutiques où parfois des costumes sont bradés à 10 000 Yens. Pour tout radin, c'est l'occasion unique de se vêtir correctement pour peu de frais. Ayant raté les costumes à 10 000Y lors de l'ouverture d'un magasin à Toyota récemment, j'étais assez pressé de profiter des soldes de janvier, car je manque cruellement de vêtements présentables. Si on ne me paie pas des masses, on attend cependant de moi de présenter aux élèves un style vestimentaire  digne de l'établissement.  Il est vrai que si je devais m'habiller comme on me paie, je viendrais en short et tongs..

Bref, je suis arrivé à Aoyama à pied, en tenue très casual (un pull à col roulé bien usé) en compagnie de ma lady butterfly, et nous avons quadrillé systématiquement les rayons à la recherche de soldes. Alors, je ne sais pas si c'est ma tenue de pauvre qui a attiré l'attention, mais un vendeur est venu nous signaler que les produits les plus soldés étaient par là-bas.... Le gars a ensuite disparu pour s'occuper de vrais clients. Il a fallu déranger une une vendeuse pour avoir des indications sur les tailles....
Déjà, les costumes à 10000Y, on peut oublier, ils sont immettables. Moches, à rayures, de couleurs immondes, et de taille "S", personne ne peut rentrer la dedans en tout cas, pas un Européen... Il faut déjà regarder dans les costumes à 29000Y...  Pendant que je me change, j'entends des échanges de phrases qui sonnent à mon oreille comme "vous l'avez trouvé où vot'gaijin ?" Marrant ça, il faut se justifier quand on fréquente un étranger ?
La vendeuse prend mon tour de taille et fait "woooh!!!!" Eh oh, faut pas pousser. Dans mon pays je suis en dessous de la moyenne. Vient ensuite l'inévitable constat : les manches sont trop courtes. Les gaijins seraient donc proches des gibbons. Pour avoir un costume adapté il faut prendre plusieurs tailles au dessus et faire des retouches. Il est donc impossible de s'en sortir pour 10000Y ou même 20000Y....
Bon, je n'ai pas trop le choix. Il me faut ces costumes. Je demande donc des retouches et m'en sort pour 60000Y, soit un mois de travail.... Mon portefeuille en est encore consterné.

Hier, je retourne chercher mes costumes. Comme je devais justement aller à un cours en banlieue. J'étais déjà en costume. Même pas entré dans la boutique, je suis salué par un Japonais tout sourire. Je fais un hochement et je passe. Le gars me rattrape, me demande mon pays, puis mon âge, puis l'âge de mon frère (????), puis mon nom.... A un moment, il faut savoir arrêter. Je lui demande pourquoi il veut savoir mon nom. Pas de réponse. Je pense qu'il avait du me prendre pour le frère d'un étranger connu. Rien ne ressemble plus à un blanc qu'un autre blanc.... Je lui dis que je n'ai pas le temps et j'entre dans la boutique.

Les petits gars qui m'ignoraient la dernière fois sont toute de suite venus s'enquérir de savoir comment ils pouvaient me servir.  Allez, faites-moi les courbettes auxquelles je n'ai pas eu droit la dernière fois. Faites péter le protocole des politesses et que ça saute ! J'ai donné ma commande, et le petit monsieur s'est plié en 4. Après vérification de la commande, l'honorable client est finalement raccompagné jusqu'à la sortie, ce qui est normal, mais le vendeur est sorti du cadre de son travail en m'interrogeant. Il voulait savoir quel était mon métier...  Il se trompait tellement sur mon niveau social qu'il m'a inconsciemment guidé vers le parking où se trouvent de belles voitures luxueuses....  Il m'a fait penser à Louis de Funès, dans ses rôles pleins de déférence envers les grands et dédaigneux envers les pauvres.... bref, l'habit fait vraiment le moine ici.


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12 décembre 2007

Bonenkai ou la soirée chez M. Durand.

Depuis que je fréquente ce pays, je n'avais jamais participé à une soirée de fin d'année. Tant mieux d'ailleurs. Cette fois-ci, je n'y ai pas coupé. On m'a bien sûr imposé de faire un speech en public, ce que je déteste au plus haut point. Je m'y suis résigné, en me disant que de toutes façons, le public m'est certainement familier. Grosse erreur d'appréciation : Faisant jouer leur réseau d'amis, les invités ont fait venir d'autres amis, ce qui a fait que les gens directement concernés par le bonenkai n'étaient plus qu'un quart du public. Autant dire que mon discours n'avait plus lieu d'être puisque ces gens ne me connaissaient pas. Il me fallait reprendre à zéro et me présenter à ces gens pour qui je suis juste un gaijin parmi tant d'autres, alors que je pourrais les surprendre par mes nombreuses affinités avec cette culture....
Quand est venu le moment du dîner, je me suis dit que les gens allaient se mettre en petits groupes séparés. J'ai été surpris de voir que 2 grandes tables étaient mises en place et qu'une petite table VIP était mise à part. Sur le coup, le concept d'un Japon uniforme sans trop de disctinctions sociales partait en fumée dans mon esprit. Assis malgré moi à cette table VIP, j'ai réussi à m'échapper quelques fois pour aller saluer les connaissances attablées avec les roturiers.
Alors que les vilains de la plèbe se tapaient bières sur bières, j'avais droit à du champagne aux lamelles d'or, et des vins rares. A notre table était présent un commercial qui montrait clairement ses signes extérieurs de richesse. Venu avec une Lexus (Toyota de luxe), il a prétendu avoir une cave de plus de 2000 bouteilles de bon cru. Au vu du grain de sa chemise, et de ses boutons de manchette, il est clair que le gars ne bluffait pas. Il roule sur l'or.
En général, les conversations à table restent très à terre. La culture est survolée très sommairement. Il arrive qu'on commente le téléphone portable du voisin quand on a rien à dire. Comme notre flambeur voulait se distinguer, il s'est présenté comme un fan d'histoire, ce qui est plutôt rare au Japon. Alors, on a discuté d'histoire, enfin on a essayé. Si l'histoire, c'est de dire qu'un monument italien a été construit à telle époque, dans ce cas, je crois que les Japonais étudient l'histoire dans des brochures de voyage... Je crois surtout que deux Japonais ont voulu se la jouer devant les autres en comparant différentes villes d'Italie puisqu'ils sont suffisamment friqués pour avoir traversé l'Europe en 5 jours. Pas de chance, je connais bien l'Italie, et je peux les reprendre sur l'histoire d'Europe centrale à l'époque de la Renaissance. Une fois épuisés leurs souvenirs de weekend à Rome, on a fini par parler légèrement d'histoire... Vient évidemment le sujet de la France, et de la langue française... Et là, le flambeur trouve utile de dire "Il faudrait comme le français en Afrique, que le japonais soit parlé en Chine et en Corée...." Là, il pousse un peu. Je vois que ma voisine est très moyennement convaincue. Le gars est en train de nous sortir sur un plateau le bon rôle colonisateur paternaliste du Japon en asie, en totale contradiction avec les tendances actuelles. J'en profite pour lui signaler qu'au rythme ou vont les choses, ce sont plutôt les Japonais qui vont apprendre le chinois. Non seulement il ne relève pas mais la fille à côté approuve...
A ce propos, il y a au Japon de nombreuses burikko, ces filles au sourire omniprésent envers les garçons, aux attitudes toujours positives. Elles sont entraînantes, s'habillent chic et mettent leurs interlocuteurs masculins à l'aise... Un profil hypocrite qui mérite quelques baffes, mais assez amusant à aborder. Moi qui ne suis pas du genre convivial, je me retrouve à côté d'une burikko qui me sourie pour rien, qui me dit oui tout le temps, et elle me touche l'épaule alors qu'on a pas élevé les cochons ensemble... Lorsque la soirée se termine, pour finir de nous faire baver de jalousie, le frimeur nous emmène dans sa Lexus brillante et spacieuse pour nous raccompagner jusqu'à la gare. Ensuite, je rentre avec la burikko. Pas chez moi, hein. Disons, qu'elle m'accompagne sur la route puisqu'elle habite dans mon arrondissement. Elle m'a encore touché l'épaule sans quelconque prévention, pour me signaler qu'un collègue se trouve dans le même wagon... Finalement, je descends à ma station. Je fais une grande courbette pour saluer la demoiselle, alors qu'elle est déjà passée en phase "idole", et me salue avec de grands signes de la main digne d'un photobook et affublée d'un sourire sans rapport avec le degré réel de notre relation.
Je l'ai revue depuis, elle me parle comme si on avait été amis depuis 5 ans.... Le plus marrant, c'est que je joue le jeu...
Je l'avais déjà fait il y avait quelques années avec une burikko de Kanazawa. C'est comme jouer dans un drama : On joue le rôle de gens adorables. On dit des trucs gentils qu'on pense pas et on feint une amitié réelle... Ils sont très joueurs, ces Japonais... C'est Pleasantville.

Posté par Stingray à 15:09 - Mon quartier - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 décembre 2007

Caissiers et caissières incompétents...

J'ai pris mes habitudes dans certaines boutiques où je commence à identifier les gens qui bossent à la caisse. Il y a apparemment du gros turn-over, puisque les visages changent tous les 2 ou 3 mois... J'ai parfois l'impression d'être plus ancien qu'eux dans le magasin... Je trouve qu'il y a une meilleure qualité de service avec les vendeuses les plus âgées. Elles n'oublient pas les différentes formulations polies auxquelles le client a droit. Elles sont rapides et prennent bien en compte les produits en solde ou les bons de réduction.

J'avais choisi une boulangerie pour certaines brioches qui m'avaient tapé dans l'oeil. Ce qui me plaisait justement, c'était la procédure carrée qui faisait que le passage à la caisse était un rite bien rôdé, où tout se faisait avec le sourire et des gestes précis et respectueux. Jusqu'au jour où j'ai eu la mauvaise idée de changer mon planning et me repointer plus tard dans la même boulangerie. Quelle mauvaise idée j'ai eue. En soirée, les vendeuses sont remplacées par des vendeurs. Sur le coup, j'ai pas réfléchi. Je pensais que j'aurais le droit au même traitement. Bien mal m'en a pris : Pas un sourire. Le gars ressort comme un robot des phrases qui avec cette intonation apathique n'ont plus du tout l'effet escompté. On a l'impression qu'on le dérange. En regardant bien le gars, je le trouve un peu sale, débrayé, ce qui contraste avec les critères nippons.  Son comportement montre un dégré de motivation proche du zéro. Arrivé au moment où il est censé me dire "patientez un instant" en déposant délicatement les brioches dans un petit sachet cartonné, il lache les brioches comme un mécanicien lacherait une clef de 12 dans sa boîte à outils. Sur le coup, je n'avais plus faim. Depuis l'incident, je n'ai pas remis les pieds là-bas. Le coup de la clef de 12 m'a suffi....

Le pire, c'est que les désagréments dûs aux caissiers ont continué. Dans la frénésie de la victoire de l'équipe de baseball locale, on a eu le droit à toute une campagne de promotions dans les différents grands magasins de la ville. J'ai fini par trouver une offre intéressante. Je suis passé un peu vite à la caisse, je n'aimais pas trop ce vendeur. J'avais eu déjà affaire à lui. Déjà, on dirait un mutant. Pourtant, je suis ne pas exigeant ; je demande pas à être servi par des idoles, mais là, le caissier ressemblait à rien. Les gens comme lui ou comme moi n'ont rien à faire derrière une caisse. A part si on veut faire fuir la clientèle. D'ailleurs si vous avez une boutique et que vous voulez la couler, prenez-nous à la caisse lui et moi, et vous verrez bien...
En plus, il parle trop vite, et comme un robot. Ce n'est qu'une fois arrivé à la maison que j'ai voulu vérifier le ticket de caisse. Le gars venait de me rouler de 2000Yen. Jamais on m'avait fait ça au Japon. Moi, j'étais en train d'enrager en me remémorant la tronche du mutant. Je n'étais pas en mesure de parlementer avec un quelconque vendeur. Je voulais juste lui gueuler dessus avec un maximum de décibels comme dans le clip d'Aphex Twin "Come to Daddy". Heureusement, j'ai envoyé quelqu'un d'autre pour contester la facture. Ils se sont pliés en deux et ont plus ou moins admis qu'étant donné la personne qui avait fait la boulette, ce n'était pas surprenant. Cet hybride crapeau-girafe ne servait apparemment à rien...

Et c'est pas fini. Comme les indigènes, j'ai pris cette habitude d'accumuler les cartes de fidélité pour avoir des réducs. Partout où je fais mes courses, je sors, soit une carte, soit un coupon pour une réduc. Arrivé en caisse, je montre le papier qui va bien. Les nombreuses erreurs m'ont démontré qu'il faut nécessairement surveiller le passage à la caisse de tous les produits et valider le ticket de caisse. Je pensais même qu'en évitant les hommes, ça se passerait mieux. Récemment, j'ai choisi une caisse où il y avait pas moins de deux caissières pour un client. Elles ont trouvé le moyen d'ignorer mon ticket de réduc alors que je l'avais posé en premier pour qu'elles commencent par ça.... Sur le coup, la notion de qualité de service en prenait un gros coup dans mon image du Japon... Alors, dès le moment où on a raté une procédure, ça devient plus compliqué. On me fait patienter à un endroit, où finalement je vais être dédommagé avec une courbette, mais on m'aura fait perdre du temps et de la considération pour le magasin...

Bref, chaque jour, je vois des vendeurs dont les compétences sont affligeantes, sans aucune motivation, à des lieues de l'exigence japonaise. Je crois qu'une des raisons à cela, c'est le type d'emploi et de rémunération. Quand on est payé au lance-pierre à 5€ de l'heure, sans sécu ou retraite, ça ne doit pas encourager à s'investir plus que ça...

Posté par Stingray à 17:36 - Mon quartier - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 novembre 2007

Un voisin en embuscade.

Dans ma rue, je tombe très rarement sur des voisins. Le seul jour où j'ai pu faire leur connaissance fut à l'occasion d'un petit incident : un chaton isolé sur un toit qui miaulait depuis des heures. Tout le monde était à sa fenêtre et nous avons dû collaborer pour sauver l'animal. Après cet épisode, les rencontres se sont raréfiées. Certains habitants ne me saluent jamais, d'autres font un petit bonjour avant de disparaître. Au deuxième étage, un père de famille prend l'habitude de me saluer. Il ordonne aussi à ses enfants de me dire bonjour. Il arrive aussi qu'il engage la conversation pour essayer d'en savoir plus sur l'étranger. Il fait des remarques comme "vous venez d'acheter des gâteaux ? Moi aussi, je vais en chercher" ou bien "ah, vous allez travailler ? Vous travaillez tard"....C'est souvent l'occasion pour lui d'en savoir plus sur moi. En général, les questions sont toujours dans un sens. Ce qui les intéresse, c'est de savoir absolument d'où je viens, ce que je fais, et ce que je compte faire...
J'avais aussi remarqué un petit vieux avec une casquette blanche. Je voyais bien qu'il m'avait observé attentivement.
Quelques jours plus tard, je l'ai aperçu en embuscade près des boîtes aux lettres. J'ai continué ma route jusqu'au parking à vélo. J'ai à peine eu le temps de descendre du vélo qu'il était déjà devant moi. Et vu la distance entre les boîtes aux lettres et le parking à vélos, j'en ai conclu que le type m'attendait.... Sa première question alla droit au but évitant le tact habituel des japonais : votre loyer est de combien ?

Je pourrais aisément l'envoyer ballader, mais quand on est étranger dans un quartier, il ne vaut mieux pas se fâcher avec des vieux qui auront vite fait de parler à tout le quartier. Ici, la notion de vie privée est très relative, et il faut lâcher du lest pour rassurer les indigènes. Je lui dis quel est mon loyer, et il enchaîne directement sur "C'est cher.... et votre entreprise ?" Il est très facile de deviner là où il voulait en venir. "Il y a un étranger. Comment il vit ici ?" Je n'ai pas trop envie de lui dire où je bosse, combien je gagne... alors je simplifie en lui donnant le nom d'un employeur respecté dans le coin. Il repart satisfait (pour l'instant).

En fait, ce qui me fait peur avec les vieux du quartier, c'est qu'ils me demandent un jour de participer au tri sélectif des ordures. Apparemment, il doit y avoir des volontaires ou bien des résidents affectés à cette tache. Tous les lundis matin, il faut être à 7h20 à l'intersection et récolter toutes les sacs poubelle bleus du coin.... Je crains qu'on me demande d'être de corvée comme les autres. ce n'est pas par fumisme que je souhaite m'y soustraire, ça me ferait plaisir de participer à une activité de quartier, mais à 7h20 je dors encore profondément. Je travaille trop tard pour qu'on puisse me sortir du lit avant 8h00.

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30 octobre 2007

Véhicules à l'abandon dans mon quartier.

monospace_depiauteQuand une voiture reste longtemps garée dans une rue, elle finit immanquablement par attirer l'attention du poste de police local. Au bout d'un certain temps, un avertissement émanant du commissariat est collé sur le pare-brise. Avant que le véhicule soit enlevé, il peut se passer beaucoup de temps. Dans le quartier, il y a ainsi 3 voitures que je n'ai jamais vu bouger.

L'une d'elle paraît vraiment trop suspecte, une opel sans plaque d'immatriculation. Avec les yakuzas à moins d'un kilomètre, je ne serais pas surpris que le véhicule ait un passé trouble.
Ici, un peu plus au sud, c'est un monospace qui est resté immobilisé suffisamment longtemps pour attirer la convoitise. Il est alors arrivé ce qui arrive dans tous les pays : l'objet abandonné passe en "libre service". Des gens ont ouvert le véhicule et se sont servi à volonté...

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La famille s'agrandit.

chats_errantsDans la famille "je pisse dans ton jardin et je miaule", je voudrais le "fiston" !

Je savais bien que maman chat n'était pas toute seule à rôder...
Je viens de voir les 2 nouveaux petits galoper dans la rue.
Impossible de les approcher, ces chats sont vraiment non domestiqués.
Le seul contact que j'ai avec eux, c'est quand je les empêche de pisser et crotter dans mon jardin, ou bien quand ils ont déjà fait leurs besoins et que je dois nettoyer....

Ca, c'est quand même un truc chiant au Japon. Les jardins sont des autoroutes pour toutes les bêtes du quartier. Les chats passent dans les deux sens sur le parapet de la véranda et laissent parfois des souvenirs odorants...Je suis obligé de grogner à chaque passage d'intrus...
Un jour, j'ai même vu un gars que je connaissais pas marcher sur le parapet et passer dans un autre jardin... et en plus il dit "bonjour, bonjour..."

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12 octobre 2007

Coucher de soleil sur la rivière Shônai.

shonaigawaA quelques pas de la ville, j'ai vite adopté les abords de la rivière Shônai. Ce n'est pas un exemple de propreté, mais j'ai pris goût aux petits chemins déserts où avec mon mountain bike je coupe le vent à grande vitesse à travers grillons, sauterelles et libellules : un bol d'air frais et de nature qui change du gris de la ville. Parfois on rencontre des coureurs, des joueurs de base ball qui se passent des balles, ou bien des familles jouant au cerf-volant tandis que des petits faucons énervés viennent fondre sur le pauvre jouet ...

Lorsque le soleil se couche, j'ai juste de le temps de me diriger vers mon quartier...  Parfois, je prends des photos comme celle-ci. C'est dommage, il manque les canards pour montrer l'ambiance, ainsi que de grands oiseaux noirs ressemblant à des hérons en plus grand (des aigrettes ou des grues, probablement)

Posté par Stingray à 16:36 - Mon quartier - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Vue du quartier de la gare de Nagoya.

meiekiLe quartier de la gare vu de mon arrondissement.

Rien à voir avec les nombreux gratte-ciels de la capitale.

Posté par Stingray à 15:29 - Mon quartier - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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