04 octobre 2007
laisse pas ton vélo dans un parking !
C'est bien connu, ici, y a pas de voleurs, mais y a des vols. Pas loin de mon quartier et du fameux cyclodrome, un parking où les vélos sont systématiquement dépouillés...
C'est dommage que j'aie rangé l'appareil photo après cette prise, parce que l'instant d'après, je me suis retrouvé face à un gars musclé en vélo et habillé en ménagère !!!! Truc de ouf !!!! Un travesti qui fait du vélo... si ça se trouve, c'est la mama d'un club de travestis...
08 juin 2007
Photos de prison au Japon
Sources : livre blanc de la criminalité au Japon. (image officielle)
La cantine.
Cellule
Détenus au travail dans une fabrique.
05 juin 2007
La prison au Japon.
En 2005, on recensait 76 043 incarcérés dans 74 établissements pénitentiers
-Types de prisonniers.
Il existe une classification des détenus en 10 catégories symbolisées par une lettre.
D : détenu standard.
Jt : mineur de moins de 16 ans devant être pris en charge dans un établissement adapté.
M : détenu souffrant d'un handicap mental nécessitant des soins.
P : détenu souffrant d'un handicap physique nécessitant des soins.
W : détenue.
F : détenu de nationalité étrangère.
I : détenu à mettre en isolement.
J : jeune détenu ne nécessitant pas un placement en établissement pour juvénile.
L : détenu dont la peine dépasse 8 ans.
Y : détenu de moins de 26 ans dont on a allégé la peine.
-LA NOURRITURE EN PRISON.
Nourrir un détenu chaque jour coûte au contribuable 2,60€ (421,50Y). le contenu et les quantités sont adaptés aux types de détenus (femmes enceintes, travailleurs consacrés à des travaux physiques, détenus dont la religion interdit certains aliments
ou bien personnes âgées...)
-LE TRAVAIL EN PRISON.
Il concerne théoriquement les détenus devant s'acquitter d'amendes liées à leur délit. Cependant, la majorité de ceux qui ne sont pas obligés de travailler sont volontaires pour le travail collectif. En 2005, on comptait environ 64 000 détenus "travailleurs". Les activités sont liées à l'impression, la confection, la métallurgie, l'ébénisterie, la cuisine, les soins, le nettoyage de surface, la cuisine et à la réparation. La répartition se fait en fonction des aptitudes. Dans certains cas, il peut s'agir de travail hors établissement pénitencier. En général, les journées de travail n'excèdent pas 8 heures.
Dans certaines circonstances (travaux d'urgence, réparations à effectuer dans un temps limité) les journées de travail peuvent atteindre 12 heures maximum. Les samedis, dimanches et jours fériés ne sont généralement pas des jours de travail,
exceptions faites des activités de restauration ou de gestion de denrées périssables.
L'environnement de travail est surveillé tant sur le plan de la sécurité que de l'hygiène pour satisfaire aux mêmes conditions qui protègent les travailleurs classiques.
Le salaire du détenu travailleur est appelé "sagyôhôshôkin", "prime de travail" et lui est versée lors de sa libération. (Un détenu gagne en moyenne 24€ par mois !!! Il va devoir travailler très longtemps s'il veut éponger des dettes. On sait qu'en 2005
lors de leur libération, ils étaient 27,4% à toucher plus de 310€ et 23,1% à toucher moins de 60€.)
-FORMATION PROFESSIONNELLE.
Tous les établissements ont mis en place des formations qui donnent accès à 22 compétences professionnelles (soudure, électronique, entretien automobile, architecture, imprimerie, ébénisterie, bâtiment, soins à domicile....).
Ces formations
sont sanctionnées par un certificat ou diplome.
-SORTIE DE PRISON.
2 semaines avant sa libération, le détenu suit un cours privé pour préparer au mieux sa réinsertion. En 2005, 13605 détenus quittaient la prison à la fin de leur peine. 16420 profitaient d'une libération conditionnelle. Ce n'est pas une mesure automatique
même si cela concerne plus de 54% des détenus. On attend du détenu qu'il satisfasse à certaines conditions : sentiments de remord face à son crime, désir de se réinsérer, comportement qui laisse à penser qu'il n'y aura pas de récidive, et approbation de sa libération conditionnelle par la société.
Le taux de libération conditionnelle est de 79,3% pour les femmes contre 53,1% pour les hommes. Certains détenus purgeant des peines illimitées ont
aussi pu profiter de sortie conditionnelle. Ils avaient au moins purgé
plus de 14 ans.
En 2005, 260 détenus ont quitté la prison les pieds devant (15 s'étaient suicidés).
Il est aussi possible de s'évader, mais c'est extrêmement risqué. Il
faut s'attendre à voir son visage placardé dans toutes les gares et
postes de police.
En 2005, on ne recensait qu'une seule évasion.
sources utilisées : livre blanc de la criminalité 2006 édité par le Ministère de la Justice.
Toutes ces informations sont données à titre indicatif. Je décline
toute responsabilité quant aux éventuelles erreurs de traduction ou
données obsolètes.
criminalité étrangère au Japon - Gaijinhanzai
En 2005, 3,8% des arrestations concernait des étrangers. Depuis 2000, on enregistre au Japon une montée en flèche des crimes et délits. Ce phénomène se produit aussi au sein de la population étrangère. La criminalité étrangère a augmenté dans tout le territoire de 81,5% en 5 ans. On la retrouve évidemment dans les grandes métropoles avec Tôkyô en tête, suivie de Aichi et Kanagawa. La police signale que la hausse de la criminalité étrangère est la plus inquiétante dans les départements suivants : Shiga, Nara, Gifu, Shizuoka, Kanagawa, Aichi, Gunma et Kyôto.
- IMMIGRATION CLANDESTINE ET RESIDENCE ILLEGALE .
Ne pas quitter le Japon à la fin de son visa constitue une grave
infraction. En 1993, on enregistrait presque 300 000 résidents illégaux
(qui n'ont pas respecté la date de départ). Après ce chiffre record, des mesures ont été mises en place pour faire
appliquer la loi et expulser les contrevenants. En 2005, on comptait
193 745 résidents illégaux, dont 20,8% sont Coréens, 16% Chinois et
15,9% Philippins. 57 172 individus ont été expulsés. Parmi ces
fraudeurs, plus de 11 000 s'étaient introduits au Japon de manière
clandestine et 1890 exerçaient au Japon une activité professionnelle
sans diplôme ou autorisation.
- FUITE POUR ECHAPPER A LA JUSTICE.
chaque année, plus de 600 étrangers prennent la poudre d'escampette afin d'éviter de se retrouver face à la justice japonaise. Le phénomène de fuite à l'étranger s'amplifie progressivement et ne concerne pas seulement des étrangers mais aussi des Japonais qui sont chaque année plus de 150 à préférer prendre l'avion. Il faut savoir qu'il existe des accords latéraux entre le Japon et les Etats-Unis ainsi qu'avec la Corée pour livrer des personnes recherchées par la police. Cependant, ces accords n'existent pas avec le Brésil. Ainsi, un individu de nationalité Brésilienne aura l'immunité s'il commet un crime au Japon et réussit à rentrer immédiatement au pays, une
situation qui offusque l'opinion publique japonaise.
Inculpés de nationalité étrangère en fuite en 2005.
| Total | 651 |
| Asiatiques | 493 (dont 281 Chinois et 56 Coréens) |
| Américains | 135 (dont 86 Brésiliens et 6 Américains) |
| Européens | 17 |
| Océaniens & Africains | 6 |
Tri par nationalité des étrangers inculpés en 2005.
| 24735 | ||
| Chinois | 9949 | 83.4% |
| Coréens | 3124 | 12.6% |
| Fillippins | 1989 | 8% |
| Brésiliens | 1495 | 6% |
| Thaïlandais | 949 | 3.8% |
| Vietnamiens | 777 | 3.1% |
| Iraniens | 660 | 2.7% |
| Péruviens | 546 | 2.2% |
| Bangalis | 412 | 1.7% |
Etrangers incriminés en 2005 répartis par type de crime ou délit
| total | 24986 | |
| entrée illégale | 13260 | |
| vols | 4439 | |
| Blessures | 989 | |
| Usage d'excitants | 786 | |
| Fraude | 474 | |
| Agression à main armée | 452 | |
| Faux en écriture | 370 | |
| Usage de cannabis | 245 | |
| Arnaque | 206 | |
| Prostitution | 176 | |
| Fraude via carte bancaire | 176 | |
| port d'arme | 134 |
étrangers en prison
1605 dont 200 femmes. 2005
les étrangers sont regroupés en prison en fonction de leur origine ou de leur culture.
chinois : 660
brésiliens : 173
Coréens 142
Iraniens 111
505 pour vol
377 pour entrée illégale
193 agression à main armée
26 pour meurtre
Les organisations mafieuses ou Bôryokudan
Le phénomène "yakuza" est loin d'être un mythe cinématographique. Le sujet reste suffisamment sensible pour le mot "yakuza" ne soit pas prononcé en public (en tout cas, c'est le cas dans mon coin où leur présence est bien visible). Le particulier prudent utilise parfois le nombre "893" pour désigner les individus de ces organisations,. 8 pouvant se prononcer Ya, 9 Ku et 3 Za. Les médias et la police parlent de "bôryokudan" : groupes de violence. On ne parle pas de petites bandes de voyoux sévissant dans un quartier grace à de petits larcins mais d'organisations d'envergure, structurées ayant une existence officielle grace à des sociétés vitrines.
Le ministère de l'intérieur estimait à 79 900 le nombre d'individus liés à ces organisations en 1996. En 2005, on pense qu'il sont plus de 86 300, avec environ 33 000 directement liés aux 3 plus grosses organisations du pays. Ce trio a augmenté ses effectifs de 700 membres en un an.
L'organisation la plus importante de par le nombre de ses membres est le Rokudaime-Yamaguchigumi, que tout le monde appelle Yamaguchigumi. Avec probablement plus de 20 000 membres, l'organisation est active dans pratiquement tous les départements japonais, le centre névralgique étant situé dans le Kansai.
"Sumiyoshikai" est la 2e plus grande organisation avec 6600 membres. Sa zone d'activité s'étend sur 20 départements avec Tokyo comme Quartier Général
La 3 organisation d'envergure est "Inagawakai" avec plus de 5000 membres dans 20 départements. Son siège se trouve aussi à Tokyo.
Ces 3 organisations sont vraiment les plus importantes et leur noms sont régulièrement mentionnés par les médias à l'occasion de descentes policières, de rêglements de compte sanglants, et d'agressions diverses.
Si ces bôryokudans impressionnent par leur envergure, on référence une quinzaine d'organisations de taille plus modérée.
Elles se cantonnent à un ou quelques départements. Pour la plupart, quelques centaines de membres suffisent. 2 organisations se détachent avec plus de 1000 membres, il s'agit de triades chinoises :
le "Matsubakai" et le "Kyokutôkai". Les Coréens sont aussi de la partie avec leurs propres organisations.
Ces groupes tirant essentiellement leurs ressources d'activités illicites,
elles génèrent un grand nombre d'affaires et d'arrestations.
En 2005, l'agence de la Police signale 26 926 arrestations impliquant des Yakuzas.
6810 arrestations dans le cadre de la loi sur le contrôle des stupéfiants.
3972 arrestations pour coups et blessures.
3198 arrestations pour cambriolage.
2619 arrestations pour chantage.
1712 arrestations pour arnaque.
1297 arrestations pour violence.
845 arrestations pour pari/jeu illégal.
543 arrestations pour menace.
Les descentes policières donnent aussi lieu à de nombreuses arrestations
pour entrave aux forces de l'ordre.
Ainsi, les organisations mafieuses sont la source de nombreuses affaires et arrestations.
On retrouve bon nombre de leurs membres dans les prisons où ils représentent
à peu près 18%
des prisonniers de droit commun. Cette présence permet de faire
des prisons
un lieu de recrutement de 1er choix.
sources utilisées : livre blanc de la criminalité 2006 édité par le Ministère de la Justice.
Toutes ces informations sont données à titre indicatif. Je décline
toute responsabilité quant aux éventuelles erreurs de traduction ou
données obsolètes.
Quelques chiffres
La criminalité au Japon.
Taux d'arrestation :
Comparaison du nombres d'affaires (crimes et délis) entre 5 pays en 2004.
| pays | arrestations |
| Etats-Unis. | 11 695 264 |
| Allemagne. | 6 633 865 |
| Royaume Uni | 5 640 573 |
| France. | 3 825 442 |
| Japon. | 2 563 037 |
| motifs d'arrestation. | arrestations | |
| vol avec effraction. | 60 462 | |
| vol à l'étalage. | 50 249 | |
| détournement frauduleux. | 14 348 |
Le cambriolage est la première cause d'affaire
judiciaire au Japon. (55,2% des affaires)
20% des personnes arrêtées sont mineures. Cette tranche d'âge
représentait 40% des arrestations aux débuts des années 90. A
l'inverse, les personnnes de plus de 50 ans représentaient moins de 5%
des arrestations jusqu'en 90. Ce chiffre dépasse les 15% de nous jours.
Les femmes représentent 21,7 des arrestations en 2005.
Les 3 plus grandes causes d''arrestations de femmes en 2005.
| Motifs d'arrestation. | arrestations | |
| vol avec effraction |
60 462 | |
| vol à l'étalage. | 50 249 | |
| détournement frauduleux. | 14 348 |
-Tendances des motifs d'arrestations depuis 20 ans :
stables pendants 15 ans puis en augmentation ces 5 dernières années :
falsification de monnaie, dégradations d'objets, intrusions en domicile, arnaques,
menaces, coups et blessures, vols, violence.
stable : meurtres, incendies volontaires,
en baisse depuis 5 ans : chantage
Nombres d'affaires de vols dans les combinis la nuit.
| années. | arrestations |
| 1996-1997 | 283 |
| 1998-1999 | 648 |
| 2000-2001 | 921 |
| 2002-2003 | 1210 |
| 2004-2005 | 1241 |
sources utilisées : livre blanc de la criminalité 2006 édité par le Ministère de la Justice.
Toutes ces informations sont données à titre indicatif. Je décline
toute responsabilité quant aux éventuelles erreurs de traduction ou
données obsolètes.
