un pays fourmidable

photos du Japon. Articles sur la vie à Nagoya et conseils de survie pour crevards étrangers en milieu nippon.

18 juillet 2009

Monter un nouvel ordi pour peu de frais.

Un des problèmes qui se pose lorsqu'on achète un produit technologique au Japon, c'est que les appareils changent vite. J'ai pu le voir lorsque j'ai cherché un appareil photo vieux de plus de 6 mois. J'ai pas mal tourné avant de trouver ce que je voulais, dans un rayon éloigné sous une couche de poussière. Le vendeur était pas chaud pour me vendre un produit aussi vieux...

En général, le bas de gamme est absent et on commence d'emblée par du milieu de gamme, pour augmenter la marge du magasin. Tout est fait pour que le client se tourne vers les produits phares des enseignes nationales : NEC, Toshiba, SONY, fujitsu, Panasonic. Il y a bien quelques merdouilles taiwanaises, mais elles sont rarement mises en avant et ne profitent pas du matraquage publicitaire télé.
Les ordis en vente sont des produits assez particuliers laissant peu de place à la personnalisation.
Boitiers propriétaires, difficile à ouvrir quand on ne connaît pas, cartes mères équipées d'un tatouage d'identification pour empêcher l'installation d'autres systèmes que celui d'origine, disque dur équipé d'une partition cachée (si vous la perdez, plus de réinstallation possible). Finalement, on se retrouve avec un produit puissant, mais qui va vieillir sans qu'on puisse faire de modification dessus. Chaque réparation ou amélioration vous laisse à la merci du constructeur qui imposera son prix....

Le client qui n'a pas envie de consacrer un gros budget pour un tel achat se tourne souvent vers l'occasion.
L'occasion, c'est rarement une bonne occasion en informatique. Un lecteur DVD qui a tourné n'a plus la même espérance de vie.
Un disque dur d'occasion, ça ne me tente pas à cause des clusters HS... le pire, c'est souvent l'état des batteries des ordinateurs portables. Et puis lorsqu'on regarde le prix de l'occase, on se dit qu'il vaut mieux acheter du neuf.

Dans mon cas, j'avais déjà une machine, montée l'année dernière sur la base d'une vieille carte mère achetée en France en 2005. Pour une raison que j'ignore, ma machine s'est mise à figer aléatoirement. Ce n'est pas un problème de chauffe. J'ai nettoyé les ventilos, vérifié la pâte thermique, testé le disque dur et la mémoire.
J'ai installé Linux et constaté que le problème persistait. J'en ai conclu que la carte mère avait un souci.
Or, j'ai besoin de mon ordi quotidiennement pour imprimer des feuilles, mettre à jour des pages, lire mes mails....

J'ai regardé ce qui se faisait en ordi portable chez Toshiba. Le modèle qui m'intéresse fait 100000Y en occase.
J'ai tout de suite abandonné pour revenir à l'idée d'un ordi de bureau sur la base de ce que j'ai déjà.
Je n'avais qu'à acheter une carte mère, un processeur, 2 barrettes de mémoire et une carte video.

J'ai donc pris une carte MSI premier prix en LGA775, un Celeron DualCore, 2 barrettes de 2go et une carte graphique ATI RADEON HD4350. L'addition, pas très élevée, dépasse les 22000yen. Une aubaine. Un ordi neuf pour des cacahouètes.
J'ai tout acheté chez SOFMAP et j'ai fait marché ma carte de client. J'ai utilisé mes points accumulés qui m'ont permis d'avoir un cadeau de 5000Y. Je me retrouve ainsi avec une machine pour 17000yY.
Quand je leur dis le prix de ma machine neuve, les Japonais en perdent leur bride....


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13 juillet 2009

La taxe d'habitation

J'avais déjà eu la preuve que toutes les instances qui profitent du contribuable communiquent entre elles. Dès mon arrivée au Japon et le passage à la mairie, j'ai eu droit à une visite du monsieur de la redevance télé. Il n'avait pas perdu de temps, le bougre.
Cette fois-ci, après avoir déclaré mes impôts sur le revenu, il n'a pas fallu longtemps pour que soit calculé ma taxe d'habitation et que je reçoive un premier avis. Je suis allé tout payer d'un coup. 91000 yens. Cela correspond à peu près à 10 fois ce que je paie en impôts sur le revenu, et comprend la taxe municipale et préfectorale. Le paiement se fait directement à la caisse en liquide dans mon cas, et on n'en parle plus. Par contre, ils viennent aussi de modifier mes cotisations de sécu en les augmentant de 6000 yens par mois, ce qui n'est pas rien....
Je commence à ressentir un peu plus le poids fiscal sur mes petits revenus, mais cela n'est rien par rapport à ce que je payais en impôts sur le revenu en France, donc, je préfère cette situation.

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13 mars 2009

Je passe à la caisse...

Eh ben voilà. Je dois maintenant payer mes premiers impôts sur le revenu. Je suis maintenant contribuable au Japon.
L'année dernière, je n'avais pas jugé utile de contacter le centre des impôts de mon arrondissement au vu du peu que j'avais gagné en 2007. La véritable raison, c'est que j'étais agacé par les formalités administratives pour la prolongation du visa. Je voulais un peu souffler et oublier la paperasse. Si j'avais suivi la procédure pour payer les impôts sur le revenu, c'est l'Etat qui m'aurait remboursé (dixit les Japonais qui connaissaient mes revenus à l'époque)

En avril 2008, j'ai réussi à sortir d'une situation difficile où une partie de mon travail était à mes frais. J'ai pu en quelques mois doubler mes revenus mensuels, jusqu'à atteindre un salaire plus ou moins égal à ce que je gagnais en France, en tant qu'agent de maîtrise.

Le plus surprenant, c'est la différence du taux d'imposition en France et au Japon. Là, je dois payer pour un an, ce que je payais en France par mois. D'autre part, on sait par avance ce que l'on doit payer. En France, c'était un peu la surprise. Entre Septembre et Décembre, c'était souvent la saignée brutale. Là, avec la déclaration en ligne, j'imprime moi-même la feuille, et le total à payer apparaît de suite. J'ai payé dans la foulée et je peux maintenant oublier cette taxe, du moins pour cette année.
J'attends maintenant d'être contacté pour la taxe d'habitation, que je n'ai jamais payé en France suite à un oubli d'un obscur fonctionnaire. (merci à lui ou elle)

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12 août 2008

Acheter un ordi à Nagoya.

Il y a de nombreuses raisons pour s'acheter un ordi au Japon. Personnellement, pour gérer mes mails et imprimer des documents, j'ai bien été obligé de franchir le pas. Quand on voit le prix des ordinateurs portables et qu'on a pas le budget, on se tourne naturellement vers des solutions d'occase. C'est ce que j'ai fait à Ôsu en furetant ça et là.  Des ordinateurs, j'avais eu l'occasion d'en voir des masses lorsque je travaillais en France. Ici, j'ai retrouvé un grand nombre de machines assez connues sur le marché français mais j'ai aussi fait des découvertes (les Sharp blancs et des Fujitsu inconnus au bataillon). J'ai finalement trouvé un bon compromis avec un IBM Thinkpad (repris par les Chinois Lenovo).
Ils sont à l'image des chars russes T34-76 : de grosses boites bien solides et sans confort. Evidemment, c'est de l'entrée de gamme, donc, on est à des années lumière de l'ordi ultra-plat. Cependant, j'ai été surpris par la bonne facture de l'appareil. Aux niveaux des charnières de la matrice, endroit particulièrement fragile, on remarque de vraies charnières en métal. J'avais jamais vu ça sur un portable. En général, une petite charnière métallique est cachée par une autre en plastique. Ici, c'est comme si les charnières étaient à nu, assez moches, mais 250 fois plus résistantes.
L'ordi étant assez épais, il est équipé d'un gros ventilo et l'expiration de la chaleur se fait partout : derrière, en dessous et sur le côté. Donc, pas de problème de chauffe. Et j'ai testé, on peut faire chauffer la bête pendant 12 jours en plein été.
Le lecteur disquette est présent. Cela a beau être obsolète, c'est un élément super nécessaire quand on a besoin de créer des disquettes de mise à jour BIOS. 2 emplacements PCMCIA m'ont permis de configurer l'accès sans fil en rajoutant la carte qu'il faut. Alors que sur certaines machines, c'est la croix et la bannière pour installer des systèmes d'exploitations autres que celui d'origine, Lenovo est de groupe sanguin AB+ : c'est un receveur universel. On peut tout installer dessus : des systèmes japonais, français et une floppée de distributions linux...
Points noirs au tableau : c'est un portable d'occase. Sa batterie est naze. 50mn à tout casser. J'ai pu constater une autre défaillance : le lecteur graveur plante à chaud. En fait, il fonctionne très bien, mais lorsque l'ordi est bien chaud, les risques de planter une gravure apparaissent parfois. Je contourne le problème : il suffit d'éjecter le tiroir CD, il refroidit et c'est reparti pour une gravure.... Autre problème, à une certaine époque Lenovo ne mettait pas de touche "windows" sur le portable, une habitude un peu agaçante de leur part. Dernier point, pas de touchpad, un vieux bitonio rouge, le genre de truc qu'on trouvait sur les portables en 1998. Etonnant pour une machine cadencée à 2,6gh !!

kumitatePlus récemment, j'ai eu besoin d'une deuxième machine. Il se trouve qu'on commençait à faire la queue à la maison avec Lady Butterfly pour consulter nos mails. Là aussi, il était hors de question que je mette 200 000 yen dans une machine aux formes bizarres qu'on ne peut pas faire évoluer (à l'instar de toutes ces nouvelles machines alliant l'écran à l'UC)
Ayant déjà prévu le coup, j'avais démonté une machine en France pour l'occasion en 2006. J'ai ainsi récupéré au Japon, un kit assez simple (une CM un processeur et une carte video ATI suffisante pour faire tourner des jeux 3D)
Grace à mon compte Sofmap, j'ai pu récupérer un boitier à 6000yen (alim incluse), un gros disque dur et des barrettes d'occase. Il me fallait aussi un lecteur graveur (3000y). Par contre, pour ce genre de matériel, le neuf s'imposait. Finalement, ne manquait plus qu'un écran. Un peu lassé de mon 15 pouces de portable, j'ai opté pour un écran 22 pouces (28000yen en profitant d'une promo que j'attendais depuis longtemps).

Maintenant, c'est le jour et la nuit. Enfin le confort ! Je peux regarder un DVD dans mon lit et jouer à des démos genre Crysis...
J'explique aux Japonais l'avantage de monter sa machine soi-même, mais le concept semble réservé aux Geeks du quartier d'Ôsu.
Je commence à bien connaître le quartier. A la limite, je peux même donner des conseils à ceux qui ont besoin de s'acheter des ordis de crevards...




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14 juillet 2008

Quoi de neuf depuis mars...

Une petite explication s'impose. S'il est vrai qu'en 2007, j'ai allègrement posté sur ce blog, les messages ont commencé à s'espacer depuis mars dernier.
En fait, il m'est arrivé pas mal de choses qu'il a fallu digérer, et le temps m'a manqué pour poster ça...

Je pense entre autres à l'arrivée de la tornade blanche sur Nagoya, un événement terrible. La plupart des gens appellent de genre de tornade "maman". A mon avis, le profil de mère juive, n'est qu'une pâle copie de la mère italienne. Je soupçonne l'auteur de la BD "Jean-Claude Tergal" de connaître ma mère. La Tornade blanche est passée chez moi, et tout a été récurré sans mon consentement. Des objets ont été réparés, recousus, polis, nettoyés... Toute forme de chaos a été abolie chez moi pendant son passage.

Je pense aussi au jour où on m'a fait lire une phrase en sanskrit. Je n'ai capté qu'après qu'il s'agissait d'un chant de conversion au bouddhisme. Je ne développerai pas ce sujet...

Je pense surtout à ma situation au Japon. Arrivé à Nagoya sans contact, il a fallu faire avec ce qu'on me proposait.
L'année 2007 fut un chemin de croix. Les conditions m'étaient défavorables et étant engagé pour 2 semestres, j'étais coincé. Ce fut donc une année longue et pénible aux revenus très modestes. Cependant, je n'avais pas dit mon dernier mot. J'attendais le bon moment pour renégocier ma collaboration, et c'est arrivé à point nommé en mars avec la fin du semestre.
J'ai fait comprendre que j'avais des propositions ailleurs. Depuis, ça va beaucoup mieux, j'ai de vraies fiches de paie et non une enveloppe passée officieusement... On a même trouvé un compromis me permettant de gagner juste ce qu'il faut pour ne pas être imposable (ça ne durera pas). Ainsi, je peux maintenant économiser plusieurs centaines d'euros par mois... on croit rêver...

Je fais toujours attention dans mes dépenses mais je dois avouer que je me fais certains plaisirs niveau alimentation... parce que la junk-food, ça va un moment...


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11 avril 2008

Attention les prix !!!

Ils nous avaient prévenu depuis des mois : "En avril, augmentation notable du prix des produits de grande consommation".
Les céréales, le lait, les fruits... tout y passe, même des produits non concernés par la hausse des matières premières.

Concrêtement, voilà les écarts relevés depuis une semaine :
4 bananes à 99yen                                                               158yen maintenant.
une boîte de conserve (clémentine ou pêche) 88yen                 128yen
1 motte de beurre    330yen                                                    stock épuisé (plus de beurre en ville)
yoghourt Megumilk en promo à 158yen pendant des mois         258yen
yoghourt Bulgaria entre 158 et 178yen                                     200yen

Ce n'est pas la première hausse des prix que j'ai constatée cette année. Déjà depuis quelques temps, ça monte par palier. Les prix ont grimpé de 5 à 40%. Le budget de bouffe a explosé.
Mon post sur le budget de crevard au Japon est donc nul et non avenu.

L'année dernière, je pouvais consacrer un peu plus de 2000yen par semaine au budget bouffe, c'est aujourd'hui impossible. C'est plutôt entre 3000 et 4000yen.

C'en est fini des promos sur les nouilles instantanées en paquet de 5 à 150yen.
Quant aux sauces pour les pates, j'ai laissé tomber. Je fais les sauces moi-même. C'est largement moins cher, et sans  produits chimiques...

Posté par Stingray à 11:23 - Crevard au Japon - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 décembre 2007

10 excursions de moins de 5000Y à partir de Nagoya.

1. Gifu pour 900Y A/R
Située à quelques kilomètres au nord de Nagoya, Gifu est desservie par JR (900Y) et par Meitetsu (890Y). Voir l'office de tourisme pour les sites à visiter : http://www.gifucvb.or.jp/en/kankou/meisyo/index.shtml C'est la sortie la moins onéreuse et le trajet le plus rapide (20mn), ce qui permet de visiter un maximum.

2. Inuyama pour 1080Y A/R
On peut s'y rendre en train avec Meitetsu en 34mn (train express). Voir l'office de tourisme pour les sites à visiter : http://www.city.inuyama.aichi.jp/english/kankou/e_kankou.html Si on est malin, on fait Gifu et Inuyama dans la foulée puisque c'est à côté...

3. Okazaki pour 1300Y A/R
Là aussi c'est très accessible. On peut s'y rendre avec JR ou Meitetsu en un peu moins de 30mn. Voir les sites à visiter :
http://www.sun-inet.or.jp/~massa/english/kanko.htm

4. Sekigahara pour 1900Y A/R
Sortie valable uniquement pour les fans d'histoire. Site à visiter : "Sekigahara Warland"  http://www.kanko-sekigahara.jp/kankou/ko-02.htm  accessible en 45mn avec JR.

5. Hamamatsu pour 3780Y A/R
On peut s'y rendre en train avec JR en une heure 30 avec une correspondance à Toyohashi. Voir les sites à visiter : http://hamamatsu-daisuki.net/english/sightseeing/top.html 

6. Shima pour 3800Y A/R
Sortie "loisir" qui va demander un plus gros budget. Shima propose 3 grandes attractions : le village espagnol,  le marine-leisure et le marineland. Le village espagnol, c'est un parc de loisirs avec des attractions (montagnes russes, manèges...) des restaurants, des boutiques, et des bâtiments baroques espagnols ainsi que des monuments dans la plus pure tradition kitsch japonaise. Un grand dépaysement hilarant, qui fera passer Italiamura pour des petits joueurs. Marineland ne présente que peu d'intéret pour ceux qui ont déjà visité l'aquarium de Nagoya. Quant au Marine-leisure, cela n'amusera que les fans de bâteaux kitsch. Trajet : presque 2h avec Kintetsu ou JR (avec une correspondance).

7. Nara pour 4000Y A/R
Accessible en 2h30 avec les bus Meitetsu. C'est le site touristique du Kansai le plus proche avec ce moyen de transport. Je ne vais pas vous présenter Nara. Je l'ai visitée 3 fois, je ne m'en lasse pas. C'est tout simplement magnifique.

8. Kyôto pour 4000Y A.R

On peut s'y rendre à ce prix en prenant le service "highway bus" de JR. Le trajet dure 2h45. Quant à ce qu'on peut faire à Kyôto, on a que l'embarras du choix... Une journée ne suffira pas...

9. Osaka pour 4600Y A.R
Toujours avec "highway bus" de JR. Avec plus de 3 heures de trajet, cela réduit la visite à 2 ou 3 sites....C'est un voyage à bien préparer au niveau du timing. Il faut faire gaffe à pas rater le dernier bus sinon, on est bon pour prendre un billet Shinkansen à plein tarif...

10. Universal Studio Japan pour 4800Y A.R
Pour les américanisés qui vivent au Japon mais qui ne jurent que par le macdo, le rnb, Hollywood et Disneyland, USJ est un passage obligé. Cette fois-ci, c'est 4 heures de voyage, toujours avec les bus de JR. Vu le temps de trajet, vous aurez juste le temps de faire une pause pipi à USJ histoire de laisser une marque, avant de revenir à la maison....

J'ai hésité entre USJ et Shizuoka à 4500Y, mais 3 heures de route en train avec deux correspondances, c'est barbant, surtout au retour, lorsqu'il fait déjà nuit et que les trains sont moins fréquents.... 4 heures de bus, ça passe mieux, quand on est au chaud dans ses petits chaussons.... L'autocar japonais, c'est quand même autre chose niveau confort que le bus soviétique qui relie Pékin à la muraille de Chine...

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02 septembre 2007

Radin au Japon : lire gratuitement.

1. Tachiyomi.
Cela devrait être interdit mais tout le monde le fait : lire debout dans les rayons des librairies.
C'est bien pratique. Une fois, j'ai entendu " je reviens, je vais faire tachiyomi".

2. Tendre la main vers une poubelle.
Contrairement à ce qu'on pourrait penser, beaucoup de monde récupère les magazines dans les poubelles pour les lire.
On trouve aisément des magazines récents dans les poubelles pour papier sur les quais des gares ou bien à la sortie des combinis. Les gens ne semblent pas éprouver de gêne à fouiller dans les poubelles...

3. Les manga-kissa.
L'utilisation des cyber cafés et des manga-kissa n'est pas gratuite, mais parfois ils mettent à l'entrée des magazines dont ils comptent se débarrasser.... Hop, on se sert...

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09 juillet 2007

Budget pour survivre au Japon.

Je ne sais pas pour les autres, mais (sur)vivre au Japon me coûte 2000 Yen, tout compris.
Il s'agit évidemment d'un budget de crevard. Il ne faut pas croire que tous les occidentaux arrivent
au Japon avec des visas de travail avantageux et des salaires supérieurs à leur pays d'origine.
Néanmoins ce budget ne surprend pas tout le monde. Certains jeunes Japonais ont des emplois à moins de 900 Yen de l'heure. Cela fait moins de 800€ par mois sans sécu et retraite. Avec le prix de la vie au Japon, ils doivent avoir un budget aussi serré que le mien....

Sur 2000 Yen, la moitié est consacrée au logement.
1000 Yen par jour pour se loger par jour et pas dans un minshuku insalubre. Appartement de 50m² avec jardin, à 15mn de vélo de la gare de Shinkansen, clim, pièce japonaise... Le prix du m² est donc plus intéressant qu'à Paris.

1000 Yen par jour pour le budget alimentation, transport & communication.
Là, c'est un peu plus hard mais pas impossible.
Pour les transports. Je me fais rembourser les longs trajets par mon client. Quant aux petits déplacements, ils sont faits en vélo. Seul le budget internet est incompressible, mais nécessaire. Il reste le budget alimentation qui, lui, varie en fonction des rentrées d'argent. Certains de mes prédécesseurs au Japon ont réussi à se nourrir de nouilles pendant plusieurs années. J'ai tenté, mais j'ai vite fini par saturer. C'est dégueulasse !

On peut trouver des produits moins chers qu'en Europe en cherchant bien. La difficulté, c'est d'avoir une alimentation équilibrée. Les fruits sont chers et le boeuf est hors de prix.... On se reporte sur le porc, mais là aussi la saturation vient vite vu la qualité de la viande porcine (australienne et canadienne, apparemment).
On peut compenser avec le poisson en solde le soir ou bien tout simplement avec les oeufs (en promotion). 99 Yen la boite de 10, soit 6 centimes d'euros l'oeuf....
Pour les fruits, il faut rôder dans les rayons à l'affut des promos. Le prix minimum à l'unité de 100 Yen le fruit, généralement.
Par fois, on peut trouver 4 ou 5 bananes phillippines à ce prix. J'ai trouvé des pamplemousses pour 78 Yens.



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05 juin 2007

Manger pour pas cher.

CIMG1649bLes 10 Commandements du crevard affamé au Japon.

1.  Dans les combinis  tu n'entreras pas. Tu ne t'approcheras point  de leur prix prohibitifs.

2. Les fins de journée tu attendras. (Le soir, avant les fermetures, les magasins mettent en promo les viandes, poissons et autres produits approchant la limite de consommation)

3. Le chirashi tu consulteras. ( A l'entrée des supermarchés, le catalogue des produits en promo est affiché. On sait quel jour il faut se pointer pour profiter des meilleurs occasions)

4. Le mardi sera le jour saint pour le pélerinage à Max Value. (chaque hypermarché a son jour de promo.)

5. La carte à points tu prendras. (les cartes de fidélité des hypermarchés permettent d'accumuler des points et de les récupérer un jour en bons d'achat)

6. Aux 100Yen shops, les prix tu compareras. (pourquoi dépenser plus alors que le même produit existe à 100Yen chez 99shop ou Daiso ...)

7. Du centre ville tu t'écarteras pour tes emplettes. (les prix sont moins chers en s'éloignant de la ville)

8. Le Tsumehôdai sera ta quête. (certains supermarchés pratiquent le tsumehoudai, qui consiste à remplir à volonté
un sachet pour un prix fixe. Ces magasins sont rares et dévastés dès l'ouverture....)

9. Sur les abats tu te rabbattras. Les japonais ne semblent pas raffoler des abas, ces derniers ne sont pas très chers comparés aux autres types de viandes.

10. Le shishoku tu pratiqueras. (Il y a toujours un moyen de grignoter dans les étages alimentaires des grands magasins avec les samples mis à disposition devant les rayons...)

Posté par Stingray à 12:01 - Crevard au Japon - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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