• De retour au pays, tes mouvements intriguent.

Tu salues systématiquement les gens par un mouvement de la tête, voire inclines ton dos sèchement pour montrer ton respect. Tu ne cherches ni les bises ni les poignées de main.suimasen

Tu mets ton bras droit devant toi quand tu passes devant quelqu’un dans un rayon, pour signaler que tu t’excuses de bloquer la vue un instant.

Tu t’arrêtes au feu rouge alors qu’aucune voiture n’arrive.

 

  • Ton langage intrigue.

Des mots curieux sortent de ta bouche : “yoshi”, “hai”, “yoisho”, “yatta”, “kora kora”, “etone”…. Parfois ce sont des onomatopées incongrues : “yokkoisho” ou ses variantes yokkorasho, yoishotto, dokkoissho, yokkoradokkoisshoto…

Tu cherches parfois des mots de ta langue maternelle même s’il s’agit de mots appris au collège.

 

  • Ton alimentation intrigue.

macchaoreQuand tu le peux, tu achètes des blocs de Tôfu. En fonction de ce que tu souhaites préparer, tu n’oublies jamais de regarder s’il s’agit d’un Tofu de type “Kinu” ou de type “Momen”.

Tu as dans tes placards des réserves de thé vert, de thé maccha, de thé oolong, de thé hôjicha…

Tu as dans ton frigo de la sauce de soja, du mirin, de la sauce yakisoba et okonomiyaki de la marque otafuku, de la sauce Tonkatsu, du wakame.

Tu as dans ton placard des nouilles instantanées (raamen, udon et yakisoba).

Pour remplacer une sauce rouge, tu n’hésites pas à mettre dans tes pâtes une sauce à base d’oeufs de poissons.

Tu refuses systématiquement d’aller manger des sushis en métropole, où l’on trouve des bouchées qui ne valent même pas un sushi à 105 yen de Sushirô. Tu t’offusques si un restaurant japonais est tenu par un asiatique non-Japonais.

Tu ne manges tes nouilles que dans un bol et avec des baguettes.

 

  • Tu subis diverses frustrations.

Personne ne te défie au karaoké.

Les rues et les transports sont incroyablement sales.

Les gens ne savent pas faire de files.

Internet est trop lent.

Il fait froid et le soleil a disparu.