Hier, on a laissé un message pour moi à l’hôtel. Mon ancienne famille d’accueil m’a retrouvé. La fille de Mme Ishida passera me chercher à 16 heures. En attendant, je sors faire du shopping. Je m’arrête à Katamachi et me force à entrer dans un établissement de jeux, pour y faire des purikura une fois dans ma vie. Quelle honte ! Je fais des grimaces devant un appareil utilisé habituellement par des gamines. Ouf ! la salle était vide ; personne n’a pu voir le gaijin faire l’imbécile devant la machine !

193Je fais le tour des galeries commerçantes du lieu connu sous le nom d’ATRIO (qu’ils prononcent tous Atorio). Par politesse, je passe quelques coups de fils aux correspondantes rencontrées ces dernières semaines. Bon, je ne crève pas de faim, mais ce que j’apprécie dans le sous-sol d’ATRIO, ce sont les nombreux présentoirs où l’on peut déguster gratuitement des produits alimentaires japonais. Cela me permet de découvrir des gâteaux plutôt exotiques. Je retrouve aussi le plaisir de manger des Melon Pan.

Après une bonne sieste, je sors rejoindre mon ancienne famille d’accueil. Sa fille m’attendait près de la mairie, et m’emmène dans la banlieue où sa mère s’est installée. Mme Ishida m’explique que lorsqu’elle a arrêté de loger des étudiants étrangers, son pavillon est devenu trop grand pour elle. Elle vit donc dans un petit T3 excentré. On passe la soirée ensemble se racontant des histoires et riant des stupidités qui passent à la télé. Je les remercie pour leur accueil et la fille me lâche devant mon hôtel. Je passe la soirée avec un nouveau locataire, fan de vieilles Peugeot…

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