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Je me trouve au restaurant Royal Host avec une Japonaise francophone de Nagoya.
Comme son français est supérieur à mon japonais, nous décidons de discuter en français, ce qui nous fera gagner du temps.

Le temps passe si vite que je m’aperçois avec horreur que je ne pourrai jamais arriver avant le couvre-feu de l’hôtel. Elle les appelle pour m’excuser et les prévenir de mon retard.

Lorsque j’arrive enfin, l’hôtel est fermé. Aucune issue ne semble accessible. Entre 2 rideaux fermés, je reconnais 3 employés en train de bavarder. L’un d’eux semble diriger son regard de mon côté, mais alors qu’on aurait dit qu’il m’avait aperçu, il ne bouge pas de son siège..

Le temps passe et je suis toujours dehors. Au bout de 30 minutes, une porte de service finit par s’ouvrir et on me fait rentrer en me rappelant vigoureusement la règle du couvre feu tel on le ferait avec un petit enfant. Je n’ai pas d’autre choix que de reconnaître mes torts en m’excusant maintes fois, mais je ne saurai jamais si mon attente dehors était une punition ou non.

Pour finir de me stresser, une bande de loubards motorisés « bôsôzoku » passe la nuit à faire rugir ses moteurs et à faire des acrobaties dans le parking voisin. Rien à voir avec nos lascars à Pitbull ! Ils ont plutôt l’air de gosses de riches qui font les rebelles.

Une nuit dans le Bronx, ils feraient moins les malins..

Impossible de dormir avec ce vacarme de 2 roues dans le parking…..

Je ne peux rester une nuit de plus dans cet hôtel. Ils ne m’ont accordé que 2 nuits maximum, malgré le fait que ma chambre est vide. D’après eux, c’est pour éviter l’immigration clandestine qu’on ne permet pas aux étrangers de réserver beaucoup de nuits d’affilée.

Il faut que je trouve un autre hôtel ou que je quitte Nagoya…
Avec l’ambiance pourrie de ma fin de journée, on se dirige vers la 2e solution.