un pays fourmidable

photos du Japon. Articles sur la vie à Nagoya et conseils de survie pour crevards étrangers en milieu nippon.

14 juin 2009

Résidents étrangers à Nagoya. 1/2

Résidents étrangers enregistrés dans la ville de Nagoya classés selon la nationalité. (chiffres de la Préfecture d'Aichi)

1. 21352 Chinois.
2. 20934 Coréens.
3. 7129 Philippins.
4. 6187 Brésiliens.
5. 1619 Américains.
6. 1003 Vietnamiens.
7.  922 Péruviens.
8.  624 Népalais.
9.  546 Thaïlandais.
10.  501 Indonésiens.

Curieusement, les Brésiliens, qui sont majoritaires en tant que résidents étrangers dans la région, sont peu représentés dans la ville de Nagoya. Ce sont les Chinois et les Coréens qui sont majoritaires. Ces derniers sont installés au Japon depuis assez longtemps et il n'y a quasiment plus d'immigration coréenne à Nagoya. S'ils sont encore très nombreux, la différence entre ceux qui viennent et ceux qui partent, fait que la communauté coréenne diminue d'année en année. Ils sont remplacés par des Chinois.

Etant donné que le Japon ne reconnaît pas officiellement Taiwan pour ne pas froisser son voisin, les 2 sont classés ensemble. Je ne sais pas quelle est la proportion de Chinois du continent, et celle des Taiwanais.... En tout cas, cette montée en puissance de la Chine, je la sens. Je vois pas mal de Chinois dans le quartier, ou plutôt je les entends...

Je n'avais pas remarqué la présence vietnamienne jusqu'à ce que j'entende parler une petite dame vietnamienne en train d'appeler son fils dans le super marché du quartier... Je me demande dans quel secteur les Vietnamiens travaillent.

Les Péruviens, je ne savais pas trop à quoi ils ressemblent jusqu'à ce que je traîne dans le quartier de Kanayama où il semble y avoir un local pour leur communauté. Apparemment, certains ont un physique espagnol, et d'autres sont amérindiens. ça fait assez drôle de voir cette ambiance "Les Cités Mystérieuses" en plein Nagoya.
J'ai eu l'occasion de parler avec un des leurs. En ville, il se fait passer pour un Italien, c'est plus "branché"!

11. 435 Indiens.
12. 414 ressortissants du Royaume Uni.
13. 398 Canadiens.
14. 363 Pakistanais.
15. 338 Sri Lankais (Tamouls & Singhalais)
16. 276 Bengalis.
17. 276 Birmans.
18. 230 Turcs.
19. 202 Français.
20. 179 Colombiens.
Les Italiens sont moins nombreux que nous, mais ils ont leur consulat sur place, alors que nous on est obligé d'aller sur Osaka, et bientôt Tokyo....

Concernant les Anglophones, il y a probablement des incertitudes sur ces stats. Pas mal de Canadiens, Australiens et Kiwis possèdent plusieurs nationalités, une situation que n'aime pas du tout l'administration japonaise. Ils ont du mal à comprendre ce qu'est l'Empire Britannique. Ainsi, un Australien parti s'installer au Canada, et qui est d'origine anglaise, possède parfois 3 passeports et n'en utilise qu'un pour son enregistrement au Japon. Reste à savoir lequel....
Je me demande comment il se présente aux autochtones. Il n'est pas facile pour les Japonais d'imaginer quelqu'un qui a plusieurs nationalités et cultures. Une nationalité = un peuple = une culture. La réalité est parfois différente.

Dans mon cas, je ne me présente pas en tant que "Français", car cela génère quelques idées fausses.
Je me présente en tant que "Français d'origine italienne", chose que je ne faisais jamais en France. Ce permet de justifier mon
alimentation dominée par la cuisine italienne, et puis mon physique latin, mon poster du capitaine de l'équipe de foot italienne soulevant la coupe du monde, ma collection de pates et de sauces Barilla, mes huiles d'olives 1ere pression made in Italy...
Avant de venir ici, je n'avais pas réalisé qu'il y avait tant d'héritage italien dans ma façon de vivre.... A cause de ça, je me suis remis à l'italien.

J'évite souvent d'aller trop loin dans les explications lorsque je fais des rencontres parce qu'un Français qui ne boit pas de café, pas de vin, déteste la ratatouille, qui a des parents italiens, des grands parents croates, des cousins slovènes, des arrières grands parents austro-hongrois, c'est beaucoup trop complexe... Les Japonais ont besoin de mettre une étiquette simple : Français = baguette = café = vin = dort tout nu = prend pas de bain = fait la grêve = mange des escargots tout le temps....


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09 mai 2009

Les alentours de la gare...

La quartier de la gare de Nagoya dépend de l'arrondissement Nakamura. On appelle ce quartier Meieki. Bien que ce soit le lieu où se pressent le plus grand nombre de passagers, il ne se situe pas au centre de la ville mais à l'ouest.

nagoya_twin_towersmeieki

Nagoya Twins towers surmonte le bâtiment de la gare.
Hôtels, gare routière, restaurants, Halls, grands magasins, les Twin Towers sont une ville à elles-seules....
Au niveau de la gare il existe un étage invisible uniquement pour les agents de Japan Rail.









spiral_towersnagoya_spiral_tower

Spiral Tower est le dernier gratte-ciel de la ville. Lorsque la nuit tombe, il apporte un léger halo bleu au quartier.

japan_rail_birunakamuraku_meieki













meieki2Quelques clichés à l'est et à l'ouest de la gare...

Posté par Stingray à 22:03 - Mon quartier - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Kit Kat au thé vert

kitkat_the_vertOn ne présente plus Kit Kat, les petites barres chocolatées.

Comme beaucoup de marques, Kit Kat met sur le marché des produits limités dans le temps, pour marquer une saison...
Ce printemps, c'est le Kit Kat au thé vert d'Uji.
En général, Uji (près de Kyôto) est la référence en matière de Maccha (thé vert en poudre qui sert pour les cérémonies de thé)

Evidemment, le thé vert d'Uji est cher, et le chocolat est remplacé par du chocolat blanc... En conséquence, dans ce gros paquet, on ne trouve que 4 barres de Kit Kat thé vert....
Moi qui m'attendais à un mélange 50-50....

Radins !!

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Tora uiro - Uiro tigre !

tora_uiroSelon les pâtisseries, les versions d'uiros varient.
Chez Ise-Toraya, dont le symbole est un tigre (tora), on trouve le Tora uiro, reconnaissable à ses motifs de rayures.

Il est composé de 3 couches de uiro parfumé au yuzu (agrume locale)
intercalées avec 2 couches de uiro à la cassonade.




tora_uiro2

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Yomogi Uiro - Uiro à l'armoise

uiro_yomogi_entierJe connaissais déjà l'armoise dans les mochis. Cette plante n'a pratiquement pas de goût. On se demande si on mange pas de l'herbe..

Ici, le Uiro est composé de 3 étages : deux uiros à l'armoise autour d'un lit de pâte de haricot, "tsubuan".
Le haricot ayant une texture autrement différente que le uiro, la découpe est assez difficile et les 3 parties ont tendance à se détacher.

 

uiro_yomogi

Je ne suis pas persuadé que ce uiro serait populaire auprès des occidentaux. D'ailleurs, je ne compte pas en racheter...


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Maccha Uiro - Uiro au thé vert

ise_toraya_maccha_uiroCelui-là, c'est mon préféré.
Léger, fondant, exhalant un parfum de thé vert...

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Uiro à la cassonade

uiro_kokutou_entierL'un des Uiros les plus prisés est finalement l'un des plus simples : l'uiro à la cassonade "kokutô uiro"
Les vendeurs se retrouvent souvent en rupture de stock..








uiro_kokutou

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Uiro

uiro_natureParmi les gâteaux traditionnels de Nagoya, on peut trouver le "uiro".
A la base, il s'agit simplement de riz et de sucre cuits à la vapeur...
On obtient un gâteau léger, fondant, plus ou moins visqueux...
Cela pourrait faire penser à du yôkan, mais autrement plus léger.
Bien que gâteau local, les gens de Nagoya ne se pressent pas pour en acheter. J'ai rarement vu la queue devant une pâtisserie de Uiro. Les Nagoïtes et les en particulier les jeunes, semblent bouder les uiros, uiro_nature_tranchesgâteaux sans doute trop rustiques et pas assez sophistiqués à leur goût.

Ils ont bien tort. Les ingrédients sont naturels, contrairement à tout ce que l'on peut trouver dans les donuts...

A la première bouchée, on découvre la fadeur et la viscosité du uiro qui rappelle plus ou moins les mochis....
Mais, cette première bouchée en appelle une autre, et on a vite fait d'en redemander encore et encore. Finalement, derrière cette simplicité se cache un goût subtil qui s'accorde très bien au thé vert lors du goûter ou bien lorsqu'on a des invités.

Posté par Stingray à 19:22 - Alimentation - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Soirées arrosées

En décembre, il y a des bônenkai. En janvier, il y a des shinnenkai. Ces soirées rassemblent un groupe de collègues autour d'un dîner bien arrosé pour officiellement célébrer l'entrée dans une nouvelle année laborieuse. C'est surtout l'occasion de se lâcher entre collègues, on décharge une pression accumulée...

J'avais jusqu'ici expérimenté quelques bônenkai, mais cette année, je découvre une autre période propice aux soirées arrosées : mars et avril. Quand on touche un peu au secteur de l'enseignement, mars n'est pas un mois comme les autres. C'est le dernier mois de l'année scolaire. Alors, pour répondre aux attentes des élèves, il faut marquer le coup.  L'année dernière, ils avaient été gentils et avaient proposé un restau italien assez simple.
J'ai pu découvrir que certaines de mes élèves étaient assez portées sur l'alcool et en particulier le vin français. D'autre part, une fois le 2e verre avalé, les visages rosissent, les langues se délient, et on voit apparaître des caractères insoupçonnés....
Cette année, ils ont vu que j'avais fini par m'habituer, alors ils ont directement visé l'izakaya (lieu privilégié pour une beuverie organisée). La nourriture n'était là que pour accompagner les nombreux vins. Certains avaient même apporté leur guide des vins français avec présentation des millésimes les plus goûteux. J'ai remarqué qu'à chaque fois, quelqu'un finissait par renverser un verre, soit sur la nappe, soit sur des vêtements.

Enfin bref, je découvre ces fêtes avec mon recul d'occidental. J'accepte même les nijikai, fête après la fête, où la soirée se termine dans un autre lieu que le premier, avec les participants les plus imbibés par l'alcool...

Le plus surprenant pour quelqu'un comme moi qui boit rarement, c'est de voir que les plus fanatiques de la consommation ne sont pas nécessairement ceux qui tiennent le mieux l'alcool. L'alcool semble agir plus vite sur l'organisme des Japonais que j'ai rencontrés ; sans doute une histoire de métabolisme.  Résultat, je suis ressorti de quelques soirées, avec tout mes moyens, alors qu'on ne pouvait pas en dire autant des participants nippons....

Si j'avais un conseil à leur donner, ça serait la prudence et le contrôle de soi, comme recommandé dans le "Hagakure". Il est important de connaître sa limite à l'alcool. Si certains considèrent comme une chance de pouvoir se défoncer à l'alcool et de tout oublier le lendemain matin, moi au contraire, je me dis qu'avec ma mémoire attentive aux détails, j'aurais peut-être pu avoir une carrère de maître chanteur ici en écoutant ce qui se dit sous l'influence du saké... J'ai le souvenir d'une Japonaise qui n'a plus osé se présenter devant moi après m'avoir fait des confidences sur sa vie lors d'une soirée... C'est un ami qui m'a expliqué qu'elle avait maintenant honte...

Posté par Stingray à 01:06 - relations humaines. - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 mars 2009

Je passe à la caisse...

Eh ben voilà. Je dois maintenant payer mes premiers impôts sur le revenu. Je suis maintenant contribuable au Japon.
L'année dernière, je n'avais pas jugé utile de contacter le centre des impôts de mon arrondissement au vu du peu que j'avais gagné en 2007. La véritable raison, c'est que j'étais agacé par les formalités administratives pour la prolongation du visa. Je voulais un peu souffler et oublier la paperasse. Si j'avais suivi la procédure pour payer les impôts sur le revenu, c'est l'Etat qui m'aurait remboursé (dixit les Japonais qui connaissaient mes revenus à l'époque)

En avril 2008, j'ai réussi à sortir d'une situation difficile où une partie de mon travail était à mes frais. J'ai pu en quelques mois doubler mes revenus mensuels, jusqu'à atteindre un salaire plus ou moins égal à ce que je gagnais en France, en tant qu'agent de maîtrise.

Le plus surprenant, c'est la différence du taux d'imposition en France et au Japon. Là, je dois payer pour un an, ce que je payais en France par mois. D'autre part, on sait par avance ce que l'on doit payer. En France, c'était un peu la surprise. Entre Septembre et Décembre, c'était souvent la saignée brutale. Là, avec la déclaration en ligne, j'imprime moi-même la feuille, et le total à payer apparaît de suite. J'ai payé dans la foulée et je peux maintenant oublier cette taxe, du moins pour cette année.
J'attends maintenant d'être contacté pour la taxe d'habitation, que je n'ai jamais payé en France suite à un oubli d'un obscur fonctionnaire. (merci à lui ou elle)

Posté par Stingray à 15:04 - Crevard au Japon - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 mars 2009

Uzumaki à la fraise

uzumaki_fraiseComme j'adore les pains aux raisins, la forme en spirale de cette brioche ne m'a pas laissé indifférent.
A l'intérieur, il s'agit juste d'une brioche marbrée à la confiture de fraise, nappée de sucre glace.
Vu le prix, je savais que cette brioche n'allait pas être une merveille.
Néanmoins, en moins de 2 minutes, je lui ai fait son affaire.

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11 mars 2009

Glico Pretz Purple Potato

glico_pretz_purple_potatoeDans la série des mikados salés (PRETZ), Glico sort comme à son habitude, sa sélection printemps 2009. Au programme : Pretz tomate, Pretz Asperge et Prets patate douce.
Pretz tomate, j'ai déjà goûté un équivalent. Pretz asperge, non merci. je passe mon tour. Donc, je tente Pretz Purple Potato.

A l'intérieur, des bâtons violets assez fins.
Le goût, ni très sucré, ni très salé. Finalement, le produit ne se distingue que par sa fadeur...

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10 mars 2009

Lait de soja à la fraise

lait_de_soja_fraiseContrairement aux Chinois, les Japonais ne raffolent pas vraiment de lait de soja sucré.

Ce sont plutôt les personnes âgées ainsi que les gens suivant un régime, qui consomment régulièrement ce genre de boisson.
Le prix plus élevé que celui du lait n'aide pas non plus à encourager les jeunes à se tourner vers le soja.

On peut trouver en magasin de petits packs de lait de soja parfumés aux fruits.
Le soja est en général importé et non génétiquement modifié. Par contre, le soja ayant un goût autrement plus prononcé que le lait, les ingrédients sont nombreux pour donner du goût à la boisson : plus de sucre, de fraise et .... de pomme dans le cas présent !!! Résultat, un lait à la fraise semble plus fade que ce lait de soja à la fraise....

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24 décembre 2008

Mon expérience du bus à Nagoya

Avec l'arrivée du froid hivernal, je sous souvent obligé de laisser mon vélo au parking pour faire les longs trajets.

En général, à l'aller, je prends le métro, plus rapide. Au retour, j'ai le choix : soit je rentre à nouveau en métro, soit je prends le bus.
ça me permet d'économiser 30 yen, une broutille, mais surtout d'avoir une place assise et l'occasion de bouquiner tranquille...
De plus, j'ai la chance d'avoir une ligne de bus directe entre mes différents lieux de travail et le quartier où j'habite...

J'ai le choix entre 2 types de bus : les bleus et les rouges.
Les bus bleus appartiennent à la municipalité. Le prix est unique, 200 yen, et on monte par l'avant comme en France.
Un appareil permet d'insérer de la monnaie. Il affiche le prix exact des pièces insérées. Si l'on n'a pas de monnaie, on insère un billet dans un autre emplacement, et de la monnaie tombe un peu plus bas. En fait, à aucun moment, le chauffeur ne se retrouve à faire l'appoint... Il ne gère aucune transaction. Il ne fait que constater le montant affiché par les pièces lâchées dans l'appareil et remercie chaque passager.
Plutôt que de préparer 200 yen à chaque fois, j'utilise une carte appelé Yurika tranpasu. Il s'agit d'une carte magnétique utilisable dans les transports en commun de la ville. Je prends toujours une carte à 5000 yen, d'une valeur réelle de 5600 yen. J'économise ainsi 3 allers simples...

Les bus rouges appartiennent à la société Meitetsu. Leurs lignes vont jusqu'en banlieue et le prix évolue en fonction de la distance. Si l'on reste en ville, le tarif est de 200 yen. On y rentre par l'arrière. Si on utilise une carte yurika, on l'insère dans l'appareil. Sinon, on prend un petit ticket. Quand on sort, on réinsère la carte Yurika ou bien on lache le ticket accompagné des 200 yens et on sort par l'avant... (si on est allé plus loin, on regarde le numéro apparaissant sur le ticket, il est aussi affiché sur l'écran en tête du bus et il correspond à un tarif lui aussi affiché)

Quel que soit le bus, on s'assoit, on clique sur le bouton pour avertir le chauffeur si l'on souhaite descendre au prochain arrêt.
Un message sonore signale qu'il faut rester assis jusqu'à l'arrêt complet du bus. L'avantage, c'est qu'il y a des boutons à proximité de toutes les places du bus. Pas besoin de se lever. Autre constat, les bus arrêtent le moteur à tous les feux rouges.
Parfois, une petite musique vient agrémenter l'attente...

Maintenant, concernant l'ambiance, c'est assez différent du bus 602 de Montfermeil... Pas de rotonde avec des wesh wesh qui font l'animation. Pas de siège taggué ou gratté, pas de "sortie de secours" écrit en arabe...
Les gens font la queue devant l'arrêt, une queue bien disciplinée. Ils montent tranquillement et silencieusement. Les personnes âgées se dirigent vers les sièges individuels. Chaque place se remplit avec méthode, si une banquette permet d'asseoir deux personnes, la place libre est toujours accessible. Chacun est assis et vaque à des activités silencieuses : lecture de ses mails, écoute de son i-pod nano, jeu sur sa NDS-lite... ou bien matage discret du gaijin..

Et moi dans tout ça, je suis le grain de sable. J'entre le premier puisque je le prend généralement à peine sorti du dépot.
Le bus se remplit avec un espace vide invisible autour de moi. Si je prends une banquette de 2 places, la place voisine reste mystérieusement vide. Si je prends une place seule, je prends la place d'une personne âgée qui préférera rester debout sous le regard continu des autres passagers. Donc, pour optimiser le remplissage du bus, je prends une large banquette latérale.
Tant que j'ai le nez dans mon bouquin, on ne voit pas trop mon visage, et quelqu'un finit par s'asseoir à côté de moi.
En général, si j'ai un voisin et qu'il a pourtant vu qu'il n'avait pas affaire à un local, c'est que j'ai gagné le gros lot : c'est un renifleur, un râcleur de gorge, quelqu'un qui va retenir ses glaires ou sa morve toutes les 30 secondes...

Le souvenir le plus marquant, c'est un petit vieux qui va vers le fond du bus. Il y a une marche. Il met le pied dessus, et est stoppé net. Il m'aperçoit. On l'entend grommeler "gdjn" sans voyelle, puis passe devant moi et va s'asseoir au plus loin...

En général, il y a toujours quelqu'un qui jette régulièrement des coups d'oeil dans ma direction. C'est un petit peu normal. Si j'étais dans le Cantal et que je voyais un inuit dans le bus, je ferais pareil.  Il suffit de tourner la tête vers le fond du bus pour que cesse quelques instant les regards curieux. Au bout de plusieurs fois à les regarder, ils abandonnent...


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De la survie des pieds d'un gaijin au Japon.

Jusqu'à récemment, je n'avais pas conscience de la fragilité des pieds des occidentaux.

Au Japon, on arrive avec nos petits pieds protégés par des chaussettes en se disant qu'ils ne seront pas mis à l'épreuve, et puis finalement, en les regardant après deux ans, on se dit qu'ils ont fait la légion étrangère.

1. L'humidité. De ce côté là, j'ai eu beaucoup de chance. Un peu alerté par le nombre ahurissant de publicités contre les champignons des pieds, j'ai bien pris garde à mettre au sec mes petits petons. Il faut dire que l'humidité existe partout et que les pieds aussi y sont exposés. En tout cas, je touche du bois, contrairement à des malchances que j'ai pu avoir avec l'alimentation...

2. Le tatami. C'est bien connu, on enlève ses chaussures au Japon. Le résultat, c'est que les pieds sont constamment en contact avec divers sols et objets de la maison. Je me souviens en particulier d'une porte ouverte trop vite, plantée entre 2 orteils. Je crois que c'est une douleur que j'ai du subir au moins 10 jours. Autre point : avec la position assise à la japonaise, devant une table basse, on a les pieds avec la plante vers le haut ; ainsi c'est une partie du pied peu habituée aux frottements qui se retrouve appuyée contre le tatami. J'ai constaté que cela avait laissé des empreintes...

3. Les getas. On a parfois l'occasion de revêtir des costumes japonais. Dans ce cas, les baskets sont proscrites. J'ai donc acheté des souliers à la japonaise, équipés d'une lanière entre le gros orteil et son petit voisin. Sur le coup, on se dit que c'est sympa ; on se balade, on fait claquer la semelle en bois sur le sol... Et puis, on y prend gout. La peau entre les orteils se transforme en corne... puis à force de durcir, elle tombe, et la lanière se retrouve à frotter contre la chair à nue...
Je crois que mon pied se souvient encore de cette douleur... ça doit faire des mois que je n'ai pas remis les sabots locaux...

Finalement, j'ai réalisé qu'on avait les pieds bien plus bichonnés en France, car toujours protégés des risques de choc, de frottement, des problèmes d'humidité...  J'imagine qu'on doit être des petites natures pour beaucoup de peuples habitués à enlever leurs chaussures...

Finalement, j'ai trouvé un bon compromis en adoptant des chaussettes particulières. Ce sont des chaussettes-gants. Elles ont 5 doigts. Je peux enfiler à tout moment des getas pour aller dans le jardin et ça protège bien du froid...

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14 décembre 2008

Nana version Santa Claus.

nagoya_nana_noelAu Japon, on ne comprend strictement rien au concept de Noël. Par contre, l'événement est très attendu.
On nous ressort toujours les vieux classiques, quelques chants de Disney consacrés à Noël, une chanson de Mariah Carey, "koibitoga santa claus" de Matsutoya Yumi, "Christmas Eve" de Yamashita Tatsurô, "Fuyu no fantasy" de Kazun... Il ne doit pas y avoir plus d'une vingtaine de chansons mais ça passe en boucle à la radio, dans les magasins, dans les pubs télé...
Les groupes du moment sortent aussi un tube sur le thème de Noël, en général une ballade bidon sur laquelle ils rajoutent quelques sons de clochette pour rappeler le père Noël. Dans les magasins, pour forcer le client à aller plus vite, on monte allègrement le tempo... En général, rester plus de 30 secondes dans le même rayon devient vite stressant...

Le plus amusant, c'est cette compétition dans mon quartier à installer des Santa Claus accrochés au mur, aux fenêtres des maisons. Parfois, ce sont des illuminations qui font ressembler certaines maisons à des musées du kitch...
Bref, on ne recule devant rien pour rivaliser en beauferie...

Mais le plus important pour les locaux, c'est de se trouver un(e) partenaire pour la soirée de Noël. Les restaurants sont déjà tous réservés. Celui qui se retrouve célibataire un jour de Noël au Japon passe un grand moment de solitude...
Le père Noël dans tout ça... on ne sait pas.  J'ai fait rire les locaux en leur expliquant que Santa ne passera pas au Japon faute d'avoir un visa... Le Japonais moyen n'est pas encore prêt à l'idée de voir un gros occidental au nez d'alcoolique débarquer par la cheminée...

Posté par Stingray à 15:46 - Nagoya - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

bônenkai 2008

L'année dernière, je subissais mon premier bônenkai au Japon, cet événement marquant la fin de l'année et où il faut se coltiner les mêmes personnes avec lesquelles on travaille toute l'année, mais dans le cadre d'une soirée et en prenant sur son temps personnel. Au Japon, on a toujours le chic pour faire déborder le travail sur son temps libre... Je me souviens avoir déjà participé à de tels événements forcés en France. Ca dépend un peu de la culture d'entreprise. Selon les gens, les motivations semblent assez différentes :
-montrer son engagement à son supérieur hiérarchique avec l'espoir d'une éventuelle promotion.
-montrer fièrement sa copine aux collègues pour les rendre jaloux.
-avoir une occasion de se bourrer la gueule.
-avoir l'occasion de mater ses collègues bourrés.
-avoir l'occasion de parler avec des collègues du sexe opposé qu'on croise toute l'année sans pouvoir leur parler...
Rien que pour ça, je me mettais en mode "esquive" dès les premières invitations pressions pour participer à cette fête.

Au Japon, on se pose beaucoup moins de question. La participation semble évidente pour une majorité des gens.
J'ai déjà vu un groupe entier refuser mollement un bônenkai imposé pour finalement organiser en douce leur propre bônenkai...
Là aussi je constate certaines motivations communes.
-Boire, si possible dans un établissement qui propose le nomihôdai, boissons à volonté.
-Se montrer et faire sa star...

Ici, j'ai parfois l'impression de servir d'attraction. Ma présence est souhaitée du moment que je fais quelque chose pour l'événement. Impossible d'aller à des bônenkai comme un simple invité. Moi qui aime manger tranquillement sans dire un mot...
Donc, je dois faire des discours, et surtout chanter, puisque tout le monde a été mis au courant de ma passion pour la musique japonaise...  Je vais recevoir un DVD de ma propre prestation que je ne regarderai probablement jamais...
Sinon, j'ai cette habitude à arriver en retard pour toutes les réunions où l'invitation ressemble à une convocation. Inconsciemment, je finis toujours par traîner la patte... Là, je crois que j'ai fait fort, avec plus de deux heures de retard...
Je vais faire un effort pour les prochains bônenkai... si on arrête de me demander de chanter.

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20 septembre 2008

R.I.P. SHARP 812

Acquis en mars dernier, mon premier portable japonais vient de rendre l'âme à cause d'une forte humidité. Hier, je suis rentré en vélo sous la pluie avec mon téléphone dans le sac, mais l'eau s'est infiltrée dans de nombreuses poches de mon sac. Ce matin, lorsque j'ai voulu sortir mon téléphone du sac, j'ai découvert la présence de liquide sur le clavier...
J'ai tenté de l'allumer. J'ai vu un écran softbank puis il s'est éteint définitivement. Paix à son âme et à mon portefeuille puisque je dois continuer de le payer pendant 1 an et demie....

Si quelqu'un sur Nagoya a une combine pour trouver un vieux téléphone, je suis tout ouïe...

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08 septembre 2008

Franponais : une eau fraises

franponais_eaufraiseMoi tellement vouloir eau fraises que moi porter T-shirt "une eau fraises"...

Vous avez pas compris ? Moi non plus...

Posté par Stingray à 00:25 - Franponais - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Caramel Corn Cream Soda

caramelcorn_creamsodaJ'aurais tout vu chez Tôhato Caramel Corn.
Ceux au thé vert, au lait, à la fraise, aux amandes, aux cacahouètes, au sucre noir (kokutô) et ceux aux emballages de saison (hinamatsuri, christmas, sotsugyou)
Maintenant, on passe au Cream Soda. A la couleur, on comprend qu'il s'agit de Melon Cream Soda.
Pour remplacer le côté pétillant du soda, ils ont utilisé la même technique que pour les bonbeks en forme de petits colas : un enrobage à partir de petits cristaux sucrés-amers.
Si vous êtes normalement constitués, l'absorbtion d'un paquet entier devrait vous amener .... aux toilettes pour une vidange surprise !

Posté par Stingray à 00:20 - Alimentation - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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